Comment Israël détermine si un otage est vivant à Gaza

Le Times of Israel révèle la méthode par laquelle une commission indépendante en Israël détermine si un otage toujours détenu dans la bande de Gaza est vivant ou mort.

On estime qu’il reste 128 otages dans la bande de Gaza après que 105 civils ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s de captivitĂ© par le Hamas au cours d’une trĂŞve d’une semaine fin novembre. Auparavant, quatre otages avaient Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s et un a Ă©tĂ© secouru par les troupes israĂ©liennes.

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L’armĂ©e israĂ©lienne a confirmĂ© la mort de 21 otages, les corps de huit seulement ayant Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©s par IsraĂ«l. Les corps de trois autres otages tuĂ©s par erreur par l’armĂ©e le 15 dĂ©cembre Ă  Shajaya ont Ă©galement Ă©tĂ© rapatriĂ©s en IsraĂ«l pour y ĂŞtre enterrĂ©s.

La tâche de dĂ©terminer la mort des otages dĂ©tenus dans la bande de Gaza a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  une commission composĂ©e de trois professionnels de la santĂ© israĂ©liens de premier plan. L’existence du comitĂ© a Ă©tĂ© connue il y a seulement deux semaines.

Il s’agit du chef du dĂ©partement de mĂ©decine gĂ©nĂ©rale, le Dr Hagar Mizrachi, du chef du Centre national de mĂ©decine lĂ©gale, le Dr Hen Kugel, et du directeur gĂ©nĂ©ral du centre mĂ©dical Shaare Zedek, le professeur Ofer Merin.

Les mĂ©decins ne parviennent Ă  une conclusion qu’après avoir examinĂ© et rassemblĂ© suffisamment de donnĂ©es pour dĂ©terminer mĂ©dicalement Ă  l’unanimitĂ© avec une certitude absolue que l’otage est mort.

Lorsque la commission prend une décision, elle prépare un rapport détaillé expliquant comment ses conclusions ont été tirées.

Le Times of Israel a rencontré Ofer Merin, et il a déclaré que la commission n’avait pas de modèle clair : « Il s’agit d’une prise d’otages d’une ampleur et d’une nature sans précédent. La Croix-Rouge n’a pas eu accès aux otages pour signaler leur état, et le Hamas n’a fourni aucun numéro, aucun nom, aucune information sur qui était en vie, qui était mort, ou ce qu’il voulait en échange.

Les images du Hamas du 7 octobre sont analysĂ©es, mais cela ne suffit pas. La commission conclut au dĂ©cès de la personne, en s’appuyant sur au moins deux sources. Ce ne sont pas encore des photographies ou des dĂ©clarations du Hamas. Ils ne s’appuient pas non plus sur des rumeurs – par exemple, un otage libĂ©rĂ© a appris que quelqu’un avait Ă©tĂ© tuĂ©. 

Le professeur ne peut pas divulguer tous les détails, mais la commission reçoit des informations de renseignement des services spéciaux, mais estime que résoudre les doutes des proches est une mission très importante. 

Ces derniers jours, le Hamas et le Jihad islamique ont publiĂ© deux vidĂ©os d’otages âgĂ©s en mauvais Ă©tat implorant d’ĂŞtre secourus. Dans le mĂŞme temps, les terroristes affirment que les nĂ©gociations n’auront lieu que lorsque les combats auront complètement cessĂ©. 

Cette tactique vise Ă  faire pression sur la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne pour obtenir un accord favorable qui permettra au Hamas de rester au pouvoir dans le secteur.Â