Pour la première fois depuis le dĂ©but de la guerre il y a deux mois et demi, un haut responsable du Hezbollah a fourni une explication sur la volontĂ© de l’organisation terroriste libanaise de lancer une guerre totale contre IsraĂ«l, a rapportĂ© samedi N12.
Nawaf al-Moussawi, membre chiite du bloc du Hezbollah au parlement libanais, explique qu’après l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre , le Hezbollah a contactĂ© l’organisation islamiste basĂ©e Ă Gaza et lui a essentiellement demandĂ© s’ils devaient commencer une guerre contre IsraĂ«l Ă la frontière nord.
« Nous avons demandĂ© Ă nos frères de Gaza : « Que pouvons-nous faire ? » Si nous dĂ©clenchons une guerre totale au Liban, cela mettra-t-il ou non fin aux combats Ă Gaza ? » a dĂ©clarĂ© al-Moussawi dans une interview diffusĂ©e sur Al-Manar TV, la chaĂ®ne officielle du Hezbollah. « Leur rĂ©ponse a Ă©tĂ© non, cela ne s’arrĂŞtera pas ; les combats Ă Gaza ne cesseront pas. Seulement avec une victoire sur IsraĂ«l Ă Gaza », a-t-il poursuivi.
Depuis le début de la guerre à Gaza, le Hezbollah attaque quotidiennement les forces de Tsahal et les civils israéliens dans la région frontalière nord.
Il y a eu par consĂ©quent d’intenses Ă©changes de tirs entre l’organisation terroriste au Liban et Tsahal, entraĂ®nant des dĂ©gâts importants dans les deux pays et des pertes importantes, principalement du cĂ´tĂ© du Hezbollah.
Nawaf al-Moussawi sur la tĂ©lĂ©vision Al-Manar. (crĂ©dit : CAPTURE D’ÉCRAN/AL MANAR)
De lourdes pertes au Hezbollah
Samedi matin, le Hezbollah a fait état de la mort de son 122e combattant sous les tirs de Tsahal depuis le début du conflit entre les deux camps, mais on estime que ce nombre est bien plus élevé.
Après l’attaque terroriste du Hamas, de nombreuses questions et spĂ©culations ont surgi quant Ă savoir si elle avait Ă©tĂ© coordonnĂ©e et approuvĂ©e par l’Iran et le Hezbollah.
Selon un article publiĂ© quelques jours après l’attaque dans le Wall Street Journal, Esmail Qaani, le commandant iranien de la force Al-Qods du CGRI de la RĂ©publique islamique , a explicitement donnĂ© son feu vert Ă l’attaque.
Cependant, la plupart des évaluations provenant de diverses sources suggèrent que le Hamas a agi de manière indépendante et n’a pas informé ses partenaires terroristes régionaux des détails spécifiques de ses plans.
L’Ă©valuation officielle des agences de renseignement et de sĂ©curitĂ© en IsraĂ«l et aux États-Unis est que l’Iran et le Hezbollah n’avaient pas une connaissance prĂ©cise du plan du Hamas pour mener l’attaque.
Parallèlement aux dĂ©clarations de Nawaf al-Moussawi, il existe une Ă©valuation selon laquelle au sein du Hamas, il y a eu et il existe une attente de la part du Hezbollah d’ouvrir une guerre totale contre IsraĂ«l, mais le Hezbollah s’abstient de le faire.
L’une des affirmations qui se font jour est que le Hezbollah, agissant comme mandataire de l’Iran, choisit de ne pas risquer un coup dur porté à son pouvoir au nom de la lutte palestinienne.
L’Iran et ses mandataires terroristes au Moyen-Orient ne cachent pas les liens qu’ils entretiennent avec le Hamas et le soutien qu’ils ont apporté et continuent d’apporter à l’organisation terroriste.
Depuis le début de la guerre, de hauts responsables du Hamas, comme Ismail Haniyeh, Saleh al-Arouri et d’autres, ont rencontré de hauts responsables iraniens, du Hezbollah et du Jihad islamique.
Pendant ce temps, les rebelles Houthis du Yémen, fidèles partisans de l’Iran, se sont engagés dans des affrontements armés contre Israël en soutien au Hamas, ce qui ne durera pas longtemps suite à la coalition américaine et 20 pays.





