Sous les auspices de la guerre : les grenades et les fusils de Tsahal sont acheminés vers les organisations criminelles

Depuis le dĂ©but de la guerre des Ă©pĂ©es de fer, la police a constatĂ© un dĂ©bordement croissant des armes de l’armĂ©e vers les organisations criminelles. La situation empire Ă  mesure que la guerre se prolonge. Tout rĂ©cemment, nous avons parlĂ© d’un soldat Golani qui a quittĂ© Gaza et a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© après avoir vendu des grenades Ă  un agent infiltré . 

Dans un autre cas, des armes ont été trouvées la semaine dernière à Rishon Lezion dans deux affaires différentes. À cela s’ajoute une augmentation progressive des cas de jets de grenades dans le centre du pays.

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Tous les types de munitions sont appelĂ©s dans l’armĂ©e « Ă©quipements Ă  munitions dĂ©gradables ». Il s’agit, entre autres, de missiles LAW, de missiles antichar, de grenades de toutes sortes, de balles de fusil de calibre 5,56 et d’explosifs. Étant donnĂ© que l’armĂ©e utilise des armes en grande quantitĂ© et qu’en temps de guerre, il n’est pas toujours possible de compter ou de signer les mĂŞmes munitions comme il est d’usage dans la formation normale et dans l’emploi opĂ©rationnel , les organisations criminelles en profitent pour enrichir leur inventaire.

Facile tout de suite.  Les organisations criminelles se dirigent vers Amlah pendant la guerre, porte-parole de la police
 Les organisations criminelles se dirigent vers Amlah pendant la guerre, photo : porte-parole de la police

Les armes de type Kalachnikov, utilisĂ©es par les terroristes et emportĂ©es par Tsahal comme butin, ne sont pas toujours entièrement enregistrĂ©es. Les organisations criminelles les qualifient d’« armes propres », qui ne sont enregistrĂ©es nulle part et il est très difficile de les suivre. 

De hauts responsables de la police confirment Ă  « Israel Today » que le dĂ©fi majeur de l’organisation est de localiser toutes les munitions qui ont fui des champs de bataille de la bande de Gaza et du nord du pays vers les organisations criminelles en IsraĂ«l. 

Yaron Kaldes, officier Ă  la retraite de l’armĂ©e de l’air israĂ©lienne, affirme que c’est le meilleur moment pour que les organisations criminelles remplissent leurs arsenaux d’armes. « Je vous dis que les organisations criminelles, de source proche, ont cĂ©lĂ©brĂ© dans les territoires de la bande de Gaza apres le 7 octobre « , explique-t-il. « 

« Dans chaque guerre, il y a des phĂ©nomènes comme celui-ci », admet le gĂ©nĂ©ral de brigade (de rĂ©serve) Miki Barel, qui a occupĂ© son dernier poste de chef de la police militaire. La situation est petite et l’accessibilitĂ© des moyens et des armes aux voleurs dans de telles situations est très grande. Il y a un peu, disons, du dĂ©sordre. »

Seuls, les soldats capables de voler du matériel militaire ?

« Absolument pas ». Il y a des Ă©lĂ©ments criminels qui, dès qu’ils voient l’Ă©norme quantitĂ© de gens et l’Ă©norme quantitĂ© d’immigrĂ©s illĂ©gaux, il suffit Ă  quelqu’un d’enfiler des vĂŞtements de travail et de se promener dans le quartier, et il est assimilĂ© Ă  la population pour qu’il a plus facilement accès au vol.

Kalachnikovs, grenades et munitions, porte-parole de la police
Kalachnikovs, grenades et munitions, photo : porte-parole de la police

D’après l’expĂ©rience de Barel, en temps de guerre, lutter contre les fuites d’armes de l’armĂ©e fait partie des objectifs que se fixe la police militaire. Cela comprend des audits, des enquĂŞtes et des actions prĂ©ventives. Comme mentionnĂ©, hier, nous avons parlĂ© d’un soldat Golani qui a quittĂ© la bande de Gaza, et des informations des services de renseignement ont Ă©tĂ© reçues, selon lesquelles il pourrait ĂŞtre intĂ©ressĂ© par le commerce des armes. Un agent infiltrĂ© de la police militaire s’est approchĂ© de lui et a rĂ©ussi en peu de temps Ă  conclure un accord avec lui pour vendre des grenades – Ă  la fin duquel le soldat s’est retrouvĂ© menottĂ© et en passe d’ĂŞtre arrĂŞtĂ©.

Un accord poursuivant un accord

Ă€ Rishon Lezion, deux incidents se sont produits en une semaine et ont tenu Ă©veillĂ©s les hauts responsables de la police. Lundi dernier, un citoyen a signalĂ© un cas suspect près d’un immeuble de la rue Anilevich de la ville. Les policiers arrivĂ©s sur place ont localisĂ© deux caisses contenant de nombreux objets militaires tels que des briques explosives et des grenades. Le saboteur de la police a examinĂ© les objets et les a transfĂ©rĂ©s aux laboratoires mĂ©dico-lĂ©gaux pour un examen plus approfondi et l’extraction de preuves, afin de tenter de localiser leur source dans l’armĂ©e.