L’un des dirigeants du Hamas Ă l’Ă©tranger, Musa Abu Marzouk, membre du Politburo, a dĂ©clarĂ© que des progrès dans les nĂ©gociations de cessez-le-feu Ă©taient possibles dans un avenir proche.
Dans une interview accordĂ©e Ă la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision jordanienne Al-Rad , Abou Marzouk a dĂ©clarĂ© que « les deux conditions auxquelles le mouvement continue d’adhĂ©rer sont la fin du gĂ©nocide (comme le Hamas appelle l’opĂ©ration de Tsahal Ă Gaza – ndlr) et le retour de la population dans la partie nord de la bande de Gaza.
Il convient de noter que la liste des revendications du Hamas a sensiblement diminuĂ© – elle n’inclut mĂŞme pas l’exigence du retrait complet de l’armĂ©e israĂ©lienne de l’enclave. Il a seulement Ă©voquĂ© le retrait de l’armĂ©e israĂ©lienne du principal axe de transport qui traverse le secteur, l’autoroute Salah al-Din.
« Nous avons posĂ© une condition : 500 prisonniers pour un IsraĂ©lien », a poursuivi Abu Marzuk. « Nous refusons de libĂ©rer les otages en Ă©change qu’IsraĂ«l ne s’empare pas de Rafah. » La prise de cette ville serait pire pour les IsraĂ©liens eux-mĂŞmes : ils n’obtiendraient aucun rĂ©sultat. La rĂ©sistance y est mieux prĂ©parĂ©e : elle n’a pas encore pris part aux combats.»
Au milieu des manifestations quasi quotidiennes de foules affamĂ©es Ă Khan Yunis et ailleurs contre le Hamas, il a dĂ©clarĂ© que « le mouvement se concentre dĂ©sormais principalement sur le peuple palestinien et sur le soulagement de ses souffrances ». « Les prochaines Ă©tapes passeront par la reconstruction et le retour des habitants dans le secteur nord. »Â
Et enfin, la principale chose que tous les arabisants citent aujourd’hui : Abou Marzouk a dĂ©clarĂ© que « le Hamas ne s’oppose pas Ă la crĂ©ation d’un gouvernement de technocrates Ă Gaza ». Cela est considĂ©rĂ© comme un refus ouvert de gouverner la bande de Gaza Ă l’avenir.Â





