Grave erreur : la famille de l’otage n’a pas Ă©tĂ© informĂ©e de la publication dans le Daily Mail

Le porte-parole de Tsahal, le gĂ©nĂ©ral de brigade Daniel Hagari, a dĂ©clarĂ© dans un communiquĂ© qu’une malheureuse erreur avait Ă©tĂ© commise.
La publication des tĂ©moignages des terroristes a eu lieu avant que la famille de l’otage n’en soit informĂ©e.

Jeudi, le tabloĂŻd britannique The Daily Mail a publiĂ© une vidĂ©o du tĂ©moignage cauchemardesque donnĂ© lors d’un interrogatoire par le Shin Bet par Jamal Hussein Ahmad Radi, 18 ans – selon le rapport, un terroriste du Hamas qui a participĂ© au massacre du 7 octobre avec son père et son cousin de 47 ans.

Il a racontĂ© comment lui et toute sa famille avaient violĂ© une IsraĂ©lienne puis l’avaient tuĂ©e.

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Lors de l’interrogatoire, le nom de l’otage Matan Tsengauker, 24 ans, a Ă©tĂ© mentionnĂ©, sans que Tsahal n’en prĂ©vienne sa famille au prĂ©alable. « Quand je suis sorti, j’ai vu un kibboutznik cachĂ© derrière les arbres. » Il a dit qu’il s’appelait Matan.

Puis de nouveaux terroristes ont pris l’otage et l’ont emmenĂ© Ă  Gaza.

Hagari a dĂ©clarĂ© : « Les informations dĂ©crites dans l’enquĂŞte n’ont pas Ă©tĂ© montrĂ©es Ă  la famille Matan avant leur publication en raison d’une erreur humaine. Hier, nous avons enquĂŞtĂ© sur cette erreur jusque tard dans la nuit, et ce matin, j’ai Ă©galement parlĂ© avec Einav, la mère de Matan, et Yaron, son père, et je leur ai personnellement prĂ©sentĂ© mes excuses.

Matan Zangauker, 24 ans, et Ilana Gritzewsky, 30 ans, ont Ă©tĂ© enlevĂ©s Ă  leur domicile du kibboutz Nir Oz le 7 octobre alors que les terroristes du Hamas menaient un massacre dans le kibboutz lors de l’attaque terroriste du groupe contre le sud d’IsraĂ«l, tuant ou enlevant un habitant sur quatre dans ce qui a Ă©tĂ© est devenu connu sous le nom de Black Shabbat.

Ilana Gritzewsky a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e le 30 novembre dans le cadre de la prolongation d’un accord de cessez-le-feu temporaire nĂ©gociĂ© par le Qatar et les États-Unis entre le Hamas et IsraĂ«l. Son partenaire, Matan Zangauker, etait toujours captif.

La mère de Zangauker, Einav Zangauker, a dĂ©clarĂ© après la libĂ©ration d’Ilana qu’elle n’avait aucune information sur Matan, Ă  l’exception d’un « signe de vie ». Elle a ajoutĂ© qu’il est fort et survivant, et qu’il peut vivre sans nourriture et d’eau rationnĂ©es.

« Matan, comme on t’a volĂ© la vie, tu reviendras Ă  la vie, nous nous battons pour toi », a dĂ©clarĂ© Zangauker.

Zangauker est très proche de sa mère, qui vit Ă  proximitĂ© d’Ofakim et Ă©tait en contact avec elle le matin du 7 octobre. Lorsque les sirènes ont commencĂ© Ă  retentir tĂ´t ce matin-lĂ , il lui a dit de se dĂ©tendre : ils Ă©taient dans leur chambre, qui est la pièce sĂ©curisĂ©e.

Alors que la situation empirait dans le kibboutz, Zangauker écrivit à sa mère que les terroristes étaient dans leur maison.

« Tout ira bien, mon prince », a écrit sa mère.

Puis Matan a Ă©crit : « Je t’aime, ne pleure pas. »

Et enfin : « Ici. Ici. Ici. »

Les parents de Zangauker ont divorcĂ© quand il Ă©tait jeune et Matan s’occupait souvent de ses jeunes sĹ“urs. Il est connu comme une personne indĂ©pendante, mature, toujours disponible pour le soutien et la comprĂ©hension.

Gritzewsky, la petite amie de Zangauker, a fait son aliya depuis le Mexique il y a 14 ans, dans le cadre du programme Naala. Ses parents et sa sœur ont ensuite immigré en Israël.