Agam Goldstein Almog a publiĂ© une photo d’elle et de son frère en captivitĂ© : « Dans un tunnel Ă  Gaza avec des yeux effrayĂ©s »

Agam Goldstein, qui a Ă©tĂ© kidnappĂ©e avec sa mère et son frère Ă  Kfar Gaza, a publiĂ© aujourd’hui (dimanche) une photo d’elle et de ses deux jeunes frères en captivitĂ©, prise par le Hamas. Agam a partagĂ© la photo avec ses abonnĂ©s sur sa page Instagram et a racontĂ© son calvaire Ă  Gaza : « Assise lĂ  dans un tunnel Ă  Gaza, photographiĂ©e, demandant Ă  rentrer chez elle. Avec des yeux fatiguĂ©s et effrayĂ©s, qui a vu le pire de tout la veille et ont peur de ce qu’ils verront ensuite. »

« Nous sommes aujourd’hui  le 24 novembre, et Ă  cette date l’annĂ©e dernière, je ne savais pas que dans trois semaines je serais libĂ©rĂ©. ​​Je ne savais mĂŞme pas si je serais libĂ©rĂ©, si je rencontrerais d’autres personnes enlevĂ©es. J’avais peur de ce que mes yeux verraient. Je ne voulais pas voir plus de dĂ©sastres et plus de douleur. Ces yeux, dont je ne pourrai probablement jamais parler de tout ce qu’ils voyaient, qui regardaient l’horloge tous les jours, oui, sans savoir pourquoi. « Les yeux qui regardaient de près les personnes enlevĂ©es lĂ -bas », a-t-elle ajoutĂ©.

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« S’ils m’avaient libĂ©rĂ© une semaine plus tĂ´t, j’aurais Ă©conomisĂ© tant de choses »

Agam continue ses mots, faisant rĂ©fĂ©rence aux autres personnes enlevĂ©es qui sont toujours en captivitĂ© – depuis plus d’un an : « Je t’ai regardĂ© dans les yeux et je ne savais pas que cela prendrait autant de temps. Comment pouvons-nous encore te regarder dans les yeux ? Qu’est-ce qu’on te dira ? Que vois-tu lĂ  ? Que te font-ils en ce moment ?  Vont-ils cesser ? Aujourd’hui de mes yeux je te vois, et puis je vois des gens qui me montre que tu n’es pas le premier dans leurs prioritĂ©s ? « .

« Je te vois, puis je vois ta mère se battre pour toi autant que possible », a poursuivi Agam. « Je vois deux mondes et je sais ce que vous voyez lĂ -bas. Regardez mes yeux perdus et en difficultĂ© sur la photo et dites-moi qu’il est possible de se libĂ©rer ainsi pendant encore 51 jours. Je ne le croirais pas. Et je suis en colère , parce que s’ils m’avaient libĂ©rĂ© une semaine plus tĂ´t, tant de choses m’auraient Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©es mĂŞme un jour avant. Alors, que dirai-je d’eux ?

Agam appelle à la libération immédiate des personnes enlevées restantes : « Dans peu de temps, nous atteindrons les 400 jours et combien nous pourrions les sauver de ce que leurs yeux verront. Et combien nous leur ajouterons encore à chaque instant de report et de retard. Regardez-les dans les yeux, et combien de temps encore leur demanderez-vous de survivre ainsi ?