Le Shin Bet déclare que le crime organisé dans le secteur arabe constitue une menace pour la sécurité nationale

Aujourd’hui, le Premier ministre Netanyahu a convoquĂ© une rĂ©union du cabinet pour la première fois en neuf mois pour lutter contre la criminalitĂ© violente dans le secteur arabe. Un porte-parole du Shin Bet a dĂ©clarĂ© aux ministres que l’ampleur des crimes violents avait atteint un tel niveau qu’ils constituaient une menace rĂ©elle pour la sĂ©curitĂ© nationale.

Selon le Shin Bet, si des troubles et des Ă©meutes arabes de masse reprennent en IsraĂ«l, la base ne sera plus le nationalisme ou la solidaritĂ© avec les Palestiniens, mais une situation intolĂ©rable avec des crimes violents, rapporte le correspondant de Kan, Michael Shemesh. C’est pourquoi le Service de sĂ©curitĂ© gĂ©nĂ©rale, qui ne voyait auparavant aucune base lĂ©gale pour utiliser ses mĂ©thodes extraordinaires pour lutter contre la criminalitĂ© arabe, considère dĂ©sormais son intervention dans ce domaine comme nĂ©cessaire et justifiĂ©e.

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Le Premier ministre Netanyahu a profitĂ© de la rĂ©union pour lancer une nouvelle attaque contre la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baarav-Miara, qui a envoyĂ© des reprĂ©sentants Ă  la rĂ©union, spĂ©cialisĂ©s dans le sujet, mais ne s’est pas prĂ©sentĂ©e elle-mĂŞme. En 2023, le conseiller juridique a gelĂ© l’avancement d’un amendement Ă  la loi qui permettrait au Shin Bet de s’impliquer dans la lutte contre la criminalitĂ©. Suite Ă  l’avertissement extraordinaire du Shin Bet, Netanyahu a annoncé que le ministère de la Justice serait chargĂ© de rĂ©diger une loi assimilant les groupes criminels organisĂ©s aux organisations terroristes.

Une telle loi pourrait servir de base à l’implication du Shin Bet dans la lutte contre le crime organisé, mais il est peu probable qu’elle soit adoptée – il n’existe aucune possibilité légale de limiter l’effet d’une telle loi au secteur arabe en Israël. 

La police attribue son incapacitĂ© Ă  lutter contre le crime organisĂ© Ă  des « obstacles juridiques » – en particulier l’absence de loi lui permettant d’utiliser des cyberarmes pour pirater des tĂ©lĂ©phones et espionner les chefs du crime. Le gouvernement ne peut pas adopter une telle loi parce qu’il veut exclure de son champ d’application les crimes de corruption aux plus hauts niveaux du pouvoir, alors que les conseillers juridiques du gouvernement insistent sur leur inclusion – selon la loi, la corruption est incluse dans la catĂ©gorie des crimes particulièrement graves et dangereux.