Le directeur de l’Autorité fiscale, Shay Aharonovitch, a adressé ce jeudi soir un courrier au maire de Bnei Brak, l’informant qu’il avait ordonné l’arrêt de toutes les opérations d’indemnisation destinées aux habitants de la ville. Cette décision fait suite à une nouvelle agression visant des employés de l’Autorité fiscale dans l’exercice de leurs fonctions.
Aharonovitch a détaillé le déroulement des faits survenus dans la ville ultra-orthodoxe : « Aujourd’hui, dans l’après-midi, des employés de l’Autorité fiscale venus dans un commerce de la ville pour effectuer leur travail ont été violemment agressés. Les employés ont subi un lynchage de la part de centaines de personnes et ont été extraits des lieux, avec l’aide de D.ieu, par des policiers de la police israélienne. »
Le directeur de l’Autorité fiscale a précisé qu’il s’agissait du deuxième incident de ce type, après une première agression survenue la semaine précédente, le mercredi 8 juillet, au cours de laquelle des employés avaient également dû être extraits par la police.
« À ma grande stupéfaction, la municipalité de Bnei Brak n’a pas jugé bon de condamner la violence dans les deux cas mentionnés », a écrit Aharonovitch, avant d’ajouter : « Au vu de ce qui précède, je ne peux que conclure que les employés de l’Autorité fiscale ne sont pas les bienvenus dans votre ville. J’ai donc ordonné aux équipes du fonds d’indemnisation de cesser immédiatement le traitement des dommages de guerre causés aux biens des habitants de la ville lors des opérations « Am Kelavi » et « Sha’agat Ha’Ari », et ce jusqu’à la publication d’une condamnation sans équivoque et sans ambiguïté par la municipalité, diffusée dans les médias du public ultra-orthodoxe. »
Pour aller plus loin sur les indemnisations liées aux dommages de guerre en Israël, notre rédaction avait suivi de près le bilan humain et matériel après plusieurs mois de guerre.






