Quel est le véritable objectif de la conférence de la « Paix » en France ?

La France finalise ses prĂ©paratifs pour rĂ©soudre le conflit israĂ©lo-arabe. Si tout se dĂ©roule comme prĂ©vu, la paix mondiale sera instaurĂ©e d’ici le 20 juin, dernier jour d’une confĂ©rence des Nations Unies co-organisĂ©e par la France et l’Arabie saoudite.

Ou peut-être pas. « Paris a été contraint de revoir ses attentes à la baisse concernant la conférence », rapporte Politico.

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Que pense exactement le prĂ©sident Emmanuel Macron ? Eh bien, il a eu cette idĂ©e : et si un groupe de pays se rĂ©unissait et que les principaux États europĂ©ens – la France et le Royaume-Uni, en particulier – reconnaissaient un État palestinien, et qu’en retour, un groupe de pays arabes reconnaisse IsraĂ«l ?

Quelle est la probabilitĂ© que tout cela se produise ? Peu probable. « La reconnaissance europĂ©enne des territoires palestiniens pourrait “encourager les pays arabes Ă  dĂ©finir leurs conditions de normalisation avec IsraĂ«l” », a dĂ©clarĂ© un diplomate Ă  Politico, tandis qu’un autre a suggĂ©rĂ© que « la France espĂ©rait que les États du Moyen-Orient prendraient encore des “mesures” en faveur de la normalisation lors de la confĂ©rence. »

VoilĂ  pour le tableau : Ă  l’approche de la confĂ©rence, il n’y a aucune chance que les États arabes reconnaissent IsraĂ«l. Il existe encore une chance que la France reconnaisse un État palestinien et encourage le Royaume-Uni Ă  le faire.

Autrement dit : il ne s’agit pas d’une conférence de paix, mais d’une confabulation euro-arabe visant à s’en prendre à Israël.

Quelle originalité !

La signification concrète de la reconnaissance d’un État palestinien reste inexpliquée, même après que certains États européens ont affirmé l’avoir fait. Puisqu’il n’existait pas auparavant d’État palestinien souverain dans la région, nous ignorons quelles seraient les frontières du nouvel État.

En pratique, tout cela semblerait donc vain. Mais ce n’est pas le cas. Un article du Wall Street Journal sur la Cour pénale internationale suggère la tournure que cela prendrait, et cela causerait des dommages matériels à Israël et davantage de guerre, mais certainement pas de paix.