S’installer en Israël donne droit à des avantages fiscaux importants, mais une erreur très fréquente chez les nouveaux immigrants francophones consiste à croire que tout est automatique. En réalité, une partie seulement des exonérations est accordée sans démarche, tandis que d’autres nécessitent des déclarations précises, des délais stricts et parfois des preuves mal connues. Résultat : chaque année, des milliers de shekels sont perdus inutilement.
Ce que l’oleh reçoit automatiquement (en principe)
Lors de l’aliyah, certaines informations sont transmises directement à l’administration fiscale israélienne par le Ministère de l’Intégration. Cela concerne principalement :
- Le statut fiscal d’oleh hadash
- Le droit aux points de crédit d’impôt (nekoudot zikouy) supplémentaires
- Certaines réductions liées aux premières années de résidence
Ces avantages sont gérés par l’Autorité fiscale israélienne et apparaissent généralement sur les premières fiches de salaire, à condition que l’employeur ait correctement enregistré le statut de l’employé.
👉 Problème fréquent : beaucoup d’olim ne vérifient jamais leur fiche de paie et découvrent trop tard que ces points n’ont jamais été appliqués.
Ce qui n’est PAS automatique (et coûte cher)
C’est ici que se situe la majorité des pertes financières.
1. Revenus de l’étranger
Les exonérations sur :
- pensions étrangères
- loyers en France
- placements financiers
- revenus professionnels à distance
ne sont pas toujours appliquées automatiquement, malgré les accords fiscaux existants. Une déclaration adaptée est souvent nécessaire, même en cas d’exonération.
2. Le fameux délai des 10 ans
Les olim bénéficient d’avantages fiscaux spécifiques pendant une période déterminée, mais le point de départ du compteur fiscal n’est pas toujours celui que l’on croit. Une mauvaise déclaration initiale peut réduire drastiquement la durée réelle des exonérations.
3. Déclarations oubliées ou incomplètes
De nombreux francophones pensent être exonérés “par principe” et ne déposent aucune déclaration, ce qui peut entraîner :
- des redressements tardifs
- la perte rétroactive d’avantages
- des pénalités évitables
Le rôle clé des organismes d’information (souvent ignorés)
Deux sources officielles permettent d’éviter la majorité des erreurs :
- Kol Zchut : explications claires des droits fiscaux, en langage accessible
- Le portail gouvernemental gov.il, centralisant les procédures et formulaires
Ces plateformes expliquent précisément quand déclarer, quoi déclarer, et dans quels cas une exonération doit être demandée explicitement.
Pourquoi les francophones sont plus exposés que les autres
Plusieurs facteurs aggravants reviennent systématiquement :
- méconnaissance du vocabulaire fiscal hébreu
- confiance excessive dans “le système”
- peur de faire une déclaration et de “créer un problème”
- absence de conseil fiscal adapté aux situations France–Israël
Résultat : des droits existent, mais ne sont jamais activés.
Ce qu’il faut faire concrètement
Sans entrer dans une démarche complexe, quelques actions simples permettent déjà d’éviter le pire :
- vérifier systématiquement les points de crédit d’impôt sur les fiches de salaire
- identifier clairement tous les revenus liés à l’étranger
- consulter les pages dédiées aux olim sur les sites officiels
- ne jamais supposer qu’une exonération est automatique sans confirmation écrite
Les exonérations fiscales pour les olim sont réelles, puissantes et légales. Mais en Israël, un droit non activé est souvent un droit perdu. Comprendre la différence entre ce qui est automatique et ce qui ne l’est pas permet non seulement d’éviter des erreurs, mais aussi d’améliorer concrètement son niveau de vie dès les premières années.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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