Nouveau rebondissement : Bennett prêt à rejoindre un gouvernement avec Netanyahu, Smotrich et Ben-Gvir

La scène politique israélienne connaît un nouveau tournant. Lors d’une conférence organisée à Efrat, Naftali Bennett, aujourd’hui positionné comme principal concurrent du Likoud en vue des prochaines élections, a tenu des propos qui ont provoqué une onde de choc dans l’opposition.

Bennett a appelé à la formation d’un large gouvernement d’union nationale, excluant les partis arabes. Constatant qu’une telle majorité ne pourrait émerger uniquement depuis les bancs de l’opposition, il a affirmé ne pas être opposé à des négociations avec Benjamin Netanyahu.

Il a également précisé qu’il ne boycottait ni Itamar Ben-Gvir ni Bezalel Smotrich, affirmant que « ce sont eux qui le boycottent ».

Pressions attendues après les élections

Selon Bennett, après les élections, le camp du « sionisme religieux » pourrait subir « de fortes pressions pour mettre fin au boycott ». Il a ajouté à propos de Smotrich : « Il est très militant en ce moment, mais il sait comment s’y prendre », laissant entendre que les postures actuelles pourraient évoluer dans un contexte post-électoral.

Ces déclarations ouvrent la porte à une recomposition politique inattendue, alors que Bennett s’était positionné ces derniers mois comme alternative au leadership de Netanyahu.

Réaction ferme de Lieberman et Lapid

La réaction n’a pas tardé. Avigdor Lieberman a publié un message affirmant qu’il ne fallait « en aucun cas » dialoguer avec Netanyahu. Il a directement interpellé Bennett, ainsi que Yair Lapid et Gadi Eisenkot.

Lapid a rapidement répondu qu’il partageait la position de Lieberman.

Quant à Eisenkot, il s’est montré plus discret. Il avait auparavant laissé entendre qu’il n’excluait pas totalement de rejoindre un gouvernement dirigé par Netanyahu, ce qui laisse planer une ambiguïté stratégique.

Vers un réalignement du bloc de droite ?

Les propos de Bennett pourraient signaler une stratégie de repositionnement : se présenter comme homme d’unité nationale, tout en laissant ouverte la possibilité d’un accord avec le bloc de droite si les équilibres parlementaires l’exigent.

Dans un contexte de polarisation politique intense, ces déclarations pourraient redessiner les lignes d’alliance avant même le scrutin.

La question centrale reste désormais la suivante : s’agit-il d’un simple signal tactique ou du prélude à une recomposition majeure de la coalition gouvernementale après les élections ?


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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