Dans la nuit du 25 au 26 mars 2026, alors que l’opération « Rugissement du Lion » entre dans sa quatrième semaine et que les missiles iraniens continuent de tomber sur le territoire israélien, un soutien inattendu s’est manifesté depuis le continent africain. Le général Muhoozi Kainerugaba, chef d’état-major des forces armées ougandaises et fils du président Yoweri Museveni, a publié une série de tweets qui ont immédiatement retenu l’attention internationale — une déclaration de solidarité bruyante, tranchant avec le silence ou l’ambiguïté de la plupart des capitales mondiales.
Dans un premier message posté sur le réseau X, Kainerugaba n’a pas mâché ses mots : « Nous voulons que la guerre au Moyen-Orient se termine maintenant. Le monde en est fatigué. Mais tout discours sur la destruction ou la victoire sur Israël nous amènera à la guerre. Aux côtés d’Israël ! » Le ton, direct et sans équivoque, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, à un moment où Israël cherche à consolider son soutien diplomatique face à une pression internationale croissante.
Dans un second tweet, le général est allé encore plus loin : « L’armée ougandaise entrera dans cette guerre entre l’Iran et Israël, aux côtés d’Israël, si elle ne se termine pas bientôt. Israël a le droit d’exister et les attaques contre elle doivent cesser. » Une déclaration de guerre potentielle, formulée publiquement sur un réseau social — un procédé parfaitement cohérent avec le style de communication imprévisible et délibérément provocateur qui caractérise Kainerugaba.
Pour comprendre la portée de ces déclarations, il faut les replacer dans leur contexte. Muhoozi Kainerugaba, 51 ans, est considéré comme le successeur désigné de son père à la tête de l’Ouganda. Formé à l’académie militaire de Sandhurst en Grande-Bretagne, il est connu pour ses prises de position fracassantes sur les réseaux sociaux, qui lui ont déjà valu plusieurs controverses diplomatiques — notamment en 2022, lorsqu’il avait menacé d’envahir le Kenya, forçant son père à présenter des excuses officielles à Nairobi. Plus récemment, il avait déclaré avoir enlevé le garde du corps d’un leader de l’opposition et l’avoir maintenu en détention dans sa propre résidence.
Les liens entre l’Ouganda et Israël sont profonds et historiques. En février 2026, Kainerugaba avait déjà annoncé son intention d’ériger une statue à la mémoire de Yoni Netanyahu — le frère aîné du Premier ministre, tué lors de l’opération Entebbe en 1976 — à l’endroit précis où il avait été abattu dans l’aéroport de la capitale ougandaise. Ce geste symbolique fort avait été peu commenté par le bureau du Premier ministre Netanyahu, qui avait indiqué ne pas être au courant de la démarche.
Ces nouvelles déclarations surviennent à un moment particulièrement sensible des relations internationales. Alors que plusieurs pays occidentaux maintiennent une posture ambiguë sur la légitimité des frappes israélo-américaines contre l’Iran, et que des capitales comme Paris expriment leurs réserves, une voix africaine qui se déclare prête à prendre les armes pour Israël constitue un signal politique symboliquement important, même si sa valeur militaire réelle reste à évaluer. Kainerugaba confirme ici une tendance à utiliser la politique étrangère comme théâtre d’expression personnelle — mais la cohérence avec la longue tradition d’amitié ougando-israélienne lui confère une crédibilité particulière que d’autres déclarations similaires n’auraient pas.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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