Il s’appelait Uri Greenberg. Sergent Ă la patrouille Golani. Il est mort cette nuit dans un village du sud du Liban que la plupart des gens n’ont jamais entendu nommer — Deir Sirin, près de Marj Ayoun, dans le secteur est des combats.
Il participait Ă une opĂ©ration de ratissage avec ses hommes dans une zone pĂ©nĂ©trĂ©e, au cĹ“ur de la brigade de combat Golani. Ses forces sont tombĂ©es sur plusieurs terroristes du Hezbollah. Un Ă©change de tirs. Plusieurs terroristes blessĂ©s, certains qui parviennent Ă fuir. Et Uri Greenberg, touchĂ©. Les premiers soins ont Ă©tĂ© prodiguĂ©s sur place, immĂ©diatement, comme l’entraĂ®nement le prescrit. L’Ă©quipe mĂ©dicale a fait ce qu’elle pouvait. Mais les secours ont dĂ» constater son dĂ©cès.
Il n’est pas le seul Ă avoir payĂ© un prix lourd ces dernières heures sur ce front. La veille, au mĂŞme secteur, trois hommes de la 91e division avaient Ă©tĂ© blessĂ©s lors de tirs de roquettes Ă Maroun Aras : un soldat de rĂ©serve grièvement atteint, un commandant de bataillon et un autre rĂ©serviste lĂ©gèrement blessĂ©s. Tous trois ont Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s par hĂ©licoptère vers l’hĂ´pital Rambam de HaĂŻfa.
Ces noms, ces chiffres, ces villages du Liban — Deir Sirin, Maroun Aras, Marj Ayoun — ne font pas la une. Ils sont Ă©crasĂ©s par les communiquĂ©s sur les frappes en Iran, les nĂ©gociations Ă Islamabad, les dĂ©clarations de la Maison Blanche. Mais c’est lĂ , dans ces opĂ©rations de nuit dans des maisons inconnues du monde entier, que des jeunes hommes meurent pour que le nord d’IsraĂ«l puisse, un jour, retrouver une vie normale.
Tsahal opère aujourd’hui sur trois axes au Liban : le premier vise Ă protĂ©ger les localitĂ©s du nord et Ă les mettre Ă l’abri des tirs ; le deuxième, la ligne du Litani, cherche Ă dĂ©militariser la zone et Ă couper les voies de ravitaillement du Hezbollah — les ponts bombardĂ©s ces derniers jours en sont l’expression concrète ; le troisième couvre l’ensemble du territoire libanais, y compris des opĂ©rations Ă©conomiques contre les rĂ©seaux de financement iraniens. Trois axes, des milliers de soldats, et des hommes comme Uri Greenberg qui avancent dans des zones que personne d’autre n’ose pĂ©nĂ©trer.
La mort d’un soldat en temps de guerre n’est jamais une statistique. C’est une famille qui reçoit un appel. C’est une mère, un père, peut-ĂŞtre une sĹ“ur ou un frère. C’est un fusil posĂ©, une vie arrĂŞtĂ©e net Ă Deir Sirin, pour que d’autres vies continuent.
Uri Greenberg. Sergent. Golani. Que sa mémoire soit une bénédiction.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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