Son nom ne figurait dans aucune liste officielle. L’Iran l’a décrit comme un « citoyen ordinaire » à l’annonce de sa mort. Mais Ali Fouladvand n’était rien de tel — et les services de renseignement israéliens le savaient parfaitement. Ce samedi matin, une frappe aérienne sur la ville de Borujerd, dans l’ouest de l’Iran, a éliminé l’un des cerveaux les plus précieux du programme d’armement iranien : le directeur de la recherche de l’Organisation iranienne d’innovation et de recherche défensives, connue sous l’acronyme SPND. Une organisation qui n’est autre que le successeur direct du programme d’armes nucléaires iranien d’avant 2004.
Des sources de médias israéliens et occidentaux rapportent qu’Ali Fouladvand, responsable de la recherche à l’Organisation iranienne d’innovation et de recherche défensives — successeur du programme d’armes nucléaires iranien d’avant 2004 — a été tué avec des membres de sa famille dans des frappes sur Borujerd samedi matin. Les médias iraniens l’ont décrit comme un simple citoyen tout en rapportant sa mort, malgré le rôle de la SPND dans la supervision de recherches militaires sensibles. Fouladvand avait survécu à une précédente attaque lors de la guerre de 12 jours en juin dernier, dans laquelle sa femme Masoumeh Pirhadi avait été tuée.
Ce détail biographique est glaçant dans sa logique. Fouladvand avait déjà été ciblé en juin 2025 lors de la première guerre de 12 jours contre l’Iran. Sa femme avait été tuée dans cette frappe. Lui avait survécu. Israël n’avait pas abandonné. Neuf mois plus tard, dans le cadre de cette nouvelle campagne, le renseignement israélien l’a retrouvé, localisé, et éliminé avec des membres de sa famille. C’est la démonstration d’une doctrine qui ne laisse aucun doute : les architectes du programme nucléaire iranien sont des cibles permanentes, quelles que soient les années qui passent et les adresses qu’ils changent.
La SPND — Organisation iranienne d’innovation et de recherche défensives — est une institution dont l’existence même est une fiction diplomatique. Créée officiellement pour conduire des « recherches défensives », elle est en réalité l’héritière directe du projet AMAD, le programme clandestin d’armes nucléaires iranien que Téhéran a prétendu abandonner en 2004 sous la pression internationale. Les archives nucléaires saisies par le Mossad en 2018 dans un entrepôt de Téhéran avaient démontré que ce programme n’avait jamais vraiment cessé — il avait simplement changé de nom et d’organigramme. Fouladvand en était l’un des continuateurs les plus actifs.
Sa mort s’inscrit dans une campagne systématique de décapitation intellectuelle et scientifique du programme d’armement iranien. Avant lui, des dizaines de chercheurs, d’ingénieurs et de responsables militaires iraniens ont été éliminés dans des opérations attribuées au Mossad depuis 2010. Certains ont été tués par des charges magnétiques fixées sur leurs voitures à Téhéran. D’autres ont disparu. D’autres encore ont été frappés dans leurs bureaux. La méthode change. L’objectif reste identique : priver l’Iran des cerveaux capables de transformer ses ambitions nucléaires en bombes réelles.
Le fait que l’Iran ait qualifié Fouladvand de « citoyen ordinaire » dans son communiqué de presse est la preuve la plus éloquente de son importance réelle. Quand un régime qui pleure bruyamment chaque martyr militaire choisit de minorer le décès d’un fonctionnaire en le qualifiant d’ordinaire, c’est qu’il essaie de cacher quelque chose — en l’occurrence, le nom et les fonctions d’un homme dont la mort révèle l’étendue réelle du programme nucléaire iranien que Téhéran niait officiellement.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés
Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News
📢Voir nos formats & tarifs publicitaires📢






