Un récit qui illustre de manière concrète la réalité vécue par les civils israéliens depuis le début de la guerre avec l’Iran, כפי שמתואר dans l’article. Lors d’une nouvelle salve de tirs de missiles iraniens vers le centre du pays et vers Eilat, un incident survenu dans la ville de ראש העין a failli se transformer en drame familial.
Selon les faits rapportés, l’Iran a lancé dans la matinée, à l’approche de la fête, deux missiles à fragmentation. L’un d’eux a été intercepté au-dessus d’Eilat sans provoquer de dégâts ni de blessés. En revanche, dans le centre d’Israël, plusieurs zones ont été touchées, avec au moins six sites d’impact recensés, notamment à Tel Aviv, Ramat Hasharon, Bnei Brak, Ramat Gan et ראש העין. Dans tous les cas, des dégâts matériels ont été constatés, mais aucun blessé grave n’a été signalés.
C’est dans ce contexte qu’intervient le témoignage d’אור עמרם, dont la maison située à ראש העין a été touchée. Une bombe issue d’un missile à fragmentation a frappé directement le mur extérieur de la propriété familiale. Quelques instants auparavant, un événement décisif s’était produit : les jeunes enfants d’Or ont insisté pour que leur grand-père rejoigne l’abri sécurisé (mamad) avec eux.
Selon son récit, sans cette intervention des enfants, leur grand-père serait resté sur le balcon au moment de l’impact. « Sans eux, il aurait été sur la terrasse », explique-t-elle. La décision d’entrer dans l’abri s’est prise à la dernière seconde, juste avant que l’explosion ne se produise.
L’explosion a été ressentie comme extrêmement proche. « Nous avons entendu un bruit comme si c’était à l’intérieur de la maison, avec des vitres qui se brisent », raconte Or. Sur le moment, la famille a cru que le missile avait directement frappé la maison. Ce n’est qu’après être sortie qu’elle a pu constater l’ampleur réelle des dégâts.
Le mur extérieur de la maison a été touché, et plusieurs véhicules ont été détruits, dont sa propre voiture ainsi que deux autres. Des éléments de mobilier urbain ont été projetés sous l’effet de l’explosion, et certaines parties de la structure ont été endommagées. À l’intérieur de la maison, les dégâts sont restés limités, principalement des volets arrachés et des vitres brisées.
Selon Or, cette relative limitation des dégâts s’explique par un élément structurel particulier : le mur construit autour de la maison, surmonté de grosses pierres posées par son père. Ces pierres ont joué un rôle déterminant en absorbant une partie des éclats et de l’onde de choc. « Elles ont bloqué les fragments et l’explosion », explique-t-elle. Sans cette protection, les conséquences auraient pu être bien plus graves.
Le témoignage met également en lumière l’impact psychologique de l’événement. « Les scènes à l’extérieur étaient effrayantes », ajoute-t-elle. En sortant, elle a d’abord pensé que seule sa voiture avait été touchée, avant de réaliser que les dégâts étaient bien plus étendus, avec des poubelles projetées et le mur partiellement détruit. Cette prise de conscience progressive a renforcé le sentiment de choc et de peur.

La famille comprend deux jeunes enfants, une fille de cinq ans et un garçon de deux ans. La fillette, selon sa mère, a été particulièrement affectée et a montré des signes de panique. Pourtant, ce sont précisément ces enfants qui ont permis d’éviter un drame en insistant pour que leur grand-père rejoigne l’abri. « Ils lui ont dit ‘grand-père, alerte, grand-père, alerte’ », raconte Or, soulignant qu’il n’a habituellement pas le réflexe d’entrer dans le mamad.
Cet épisode illustre l’importance des consignes de sécurité et du recours aux abris dans un contexte de tirs de missiles. Le mamad, pièce sécurisée intégrée aux habitations en Israël, a une nouvelle fois démontré son rôle essentiel dans la protection des civils.
Au-delà du cas individuel, l’événement s’inscrit dans une série plus large d’impacts survenus dans plusieurs villes du centre du pays lors de cette même attaque. Bien que les dégâts soient matériels dans l’ensemble des cas rapportés, la dispersion des points d’impact montre l’ampleur de la menace et son extension géographique.
Le récit d’אור עמרם met en évidence à la fois la vulnérabilité des zones civiles face aux tirs de missiles et les facteurs qui peuvent faire la différence entre un incident matériel et une catastrophe humaine. Entre réaction rapide, respect des consignes et éléments structurels de protection, plusieurs facteurs ont contribué à éviter le pire dans cette situation.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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