Le parquet du district de Jérusalem a déposé lundi matin devant le tribunal de district de la ville un acte d’accusation contre Ali Al-Ragbi, 25 ans, habitant de Hébron. Selon l’acte d’accusation, l’homme travaillait dans un hôtel de la région de Jérusalem sans permis de travail légal et résidait en Israël en situation irrégulière. Il est accusé d’avoir commis des actes à caractère sexuel sur une mineure hébergée dans l’hôtel avec sa famille à la suite d’une évacuation. En parallèle à l’acte d’accusation, le parquet a déposé une demande de maintien en détention d’Al-Ragbi jusqu’à la fin de la procédure judiciaire. La demande a été présentée par l’avocat Amir Darawshe du parquet du district de Jérusalem.
Une mineure évacuée dans le cadre de l’opération « Rugissement du Lion »
Selon l’acte d’accusation, la victime avait été évacuée avec sa famille dans le cadre de l’opération militaire connue sous le nom de « Rugissement du Lion » — shagat ha-ari — et logeait depuis lors dans cet hôtel. Au cours de son séjour, elle avait fait la connaissance d’une autre mineure dont la mère travaillait sur place et qui était connue du suspect dans le cadre de son activité professionnelle à l’hôtel.
Une visite guidée utilisée comme prétexte
L’enquête, menée par la station Har’el dans le district de Tsion, a établi que le suspect, qui séjournait illégalement en Israël et travaillait dans l’hôtel sans autorisation, avait approché les deux mineures et leur avait proposé de leur faire visiter l’établissement.
Au cours de ce prétendu « siour » — visite guidée — il a commis à plusieurs reprises des actes à caractère sexuel sur l’une des jeunes filles. Il les a ensuite invitées à le rejoindre sur le toit de l’hôtel. C’est là que, selon l’acte d’accusation, il a saisi la mineure, l’a plaquée contre lui et a commis un acte de grossière indécence sur elle, en dépit de ses tentatives répétées pour le repousser et mettre fin à ses agissements. Ce n’est que lorsque la victime a appelé son amie à l’aide qu’Al-Ragbi a cessé ses actes, les deux jeunes filles quittant immédiatement les lieux.
Les chefs d’accusation
L’acte d’accusation retient contre Ali Al-Ragbi deux catégories d’infractions : actes de grossière indécence sur une mineure de moins de 16 ans sans son consentement libre, et entrée et séjour illégaux sur le territoire israélien.
Cette affaire met en lumière une faille sécuritaire préoccupante dans les établissements hôteliers accueillant des familles évacuées. Des populations vulnérables, déplacées dans le cadre d’une guerre, avaient placé leur confiance dans un espace censé être protégé. La présence d’un employé en situation irrégulière, non contrôlé, dans un hôtel accueillant des mineurs pose une question directe sur les procédures de vérification appliquées dans ces établissements en temps de crise.
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