Tsahal et le Shin Bet ont annoncé ce mardi matin avoir éliminé, au cours du week-end, dans la bande de Gaza, le terroriste Adham Ibrahim Shaaban Nasman, chef du département des opérations de la brigade de la ville de Gaza au sein du Hamas. Cet homme avait dirigé le raid mené depuis cette zone vers le territoire israélien le 7 octobre, et avait ensuite détenu de nombreux otages en captivité. Nasman a été éliminé lors d’une frappe menée dans le secteur de la ville de Gaza. Selon un communiqué conjoint de Tsahal et du Shin Bet, il occupait ces dernières années le poste de commandant du bataillon Nukhba, et lors du massacre du 7 octobre, il avait commandé et dirigé le raid des terroristes de la brigade de la ville de Gaza vers le territoire israélien.
Tout au long de la guerre, il a également pris part à la détention de nombreux otages, parmi lesquels Romi Gonen, Emily Damari, Ziv et Gali Berman, Eitan Mor, Matan Angrest et Omri Miran. Selon le communiqué des services de sécurité, Nasman a occupé une série de fonctions différentes au sein de l’organisation, notamment celle d’officier de renseignement de la brigade de la ville de Gaza, ainsi que commandant du bataillon de Shati. Dans le cadre de ses fonctions, il était responsable de l’exécution de nombreux plans terroristes contre les forces de Tsahal et l’État d’Israël. Ces derniers temps, il tentait de former et d’entraîner de nouveaux terroristes de la brigade de la ville de Gaza, et œuvrait à la production et à la distribution de moyens de combat aux bataillons de la brigade, dans le but de reconstituer l’organisation terroriste Hamas, en violation de l’accord de cessez-le-feu.
Le témoignage glaçant d’une ancienne otage
L’ancienne otage Emily Damari, libérée après 470 jours de captivité, a réagi à cette élimination dans une publication sur Instagram, décrivant ce geste comme un pas supplémentaire vers la justice. Elle y a rappelé que, après le massacre de Munich, Israël avait lancé l’opération « Colère de Dieu », portée par un message simple : quiconque prend part à un massacre de Juifs ne pourra jamais se cacher éternellement. Selon elle, ce message reste valable après le 7 octobre : tout terroriste ayant participé au massacre, au meurtre, à l’enlèvement ou à la garde des otages doit savoir que son heure viendra.
Damari a précisé que Nasman était surnommé « Cheikh Ibrahim » pendant sa captivité, et qu’elle l’avait entendu s’entretenir au téléphone avec Yahya Sinwar ainsi qu’avec son ami Izz al-Din al-Haddad, alors qu’il la retenait, elle et Romi Gonen, en captivité. Elle a ajouté qu’il faisait partie des figures les plus « intéressantes et sérieuses » qu’elle avait croisées durant sa captivité, précisant que de nombreux geôliers auraient aspiré à lui ressembler.
Une nouvelle étape dans une série de neutralisations ciblées
Cette élimination s’inscrit dans une série d’opérations menées par Tsahal et le Shin Bet visant des responsables directement liés à la détention d’otages israéliens durant la guerre. Le porte-parole de Tsahal a précisé que les forces israéliennes du commandement Sud demeurent déployées dans la zone, poursuivant leurs opérations contre les tentatives de reconstitution des capacités militaires du Hamas dans la bande de Gaza.
Pour prolonger ce sujet, deux articles déjà publiés sur infos-israel.news permettent de mieux cerner le contexte de ces opérations et le sort des otages :
- Promotion au sommet : le général Itzik Cohen nommé chef de la Direction des opérations de Tsahal, qui rappelle que la mission de ramener tous les otages et de vaincre le Hamas reste la priorité de Tsahal.
- Mia et Itay Regev, anciens otages du Hamas, s’expriment, un témoignage sur le vécu des otages pendant leur captivité.






