Le maire de Londres, Sadiq Khan, a déclaré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou n’était « pas le bienvenu » dans la capitale britannique, affirmant qu’il avait « violé le droit international ». Khan faisait référence au mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye contre Netanyahou.
« Ceux qui commettent un génocide ne sont pas les bienvenus à Londres »
Interrogé lors d’un entretien sur la chaîne de télévision britannique Channel 4 News sur la question de savoir si le Royaume-Uni ferait appliquer le mandat d’arrêt visant Netanyahou, le maire de Londres a répondu que « ceux qui sont accusés de génocide doivent répondre de leurs actes devant la justice ». Il a ajouté qu’il exercerait une pression sur le Premier ministre britannique pour garantir que « la loi soit appliquée » si Netanyahou venait à se rendre dans la ville. Khan a conclu en ces termes : « Les personnes qui commettent un génocide ne sont pas les bienvenues à Londres. »
Un écho direct aux propos de Zohran Mamdani à New York
Les déclarations de Sadiq Khan font suite aux propos tenus par son homologue new-yorkais, Zohran Mamdani. Dans une vidéo publiée par le maire américain, celui-ci était revenu sur sa volonté d’arrêter le Premier ministre à son arrivée dans la ville, tout en reconnaissant qu’après avoir examiné « toutes les voies possibles », les autorités locales n’avaient pas la capacité de le faire : « Nous avons examiné toutes les pistes, nous n’avons pas l’autorité d’arrêter Netanyahou. » Mamdani avait qualifié Netanyahou de « responsable de génocide » et l’avait accusé d’avoir porté atteinte à des innocents.
Ces propos intervenaient après une interview accordée la semaine dernière (samedi) au New York Times, dans laquelle Mamdani avait affirmé envisager toujours d’ordonner l’arrestation de Netanyahou s’il venait dans la ville en septembre à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU : « Je crois que la place du Premier ministre Netanyahou est à La Haye. Tout ce que la loi new-yorkaise me permettra de faire, nous le ferons, mais nous n’inventerons pas nos propres lois pour l’occasion. »
Ces déclarations s’inscrivent dans la continuité d’une promesse électorale formulée par Mamdani l’an dernier, lorsqu’il s’était engagé à arrêter Netanyahou, affirmant qu’« il est un criminel de guerre inculpé par la Cour pénale internationale », et ajoutant qu’« il s’agit d’une opinion partagée par beaucoup, simplement en raison de ce que ses actes ont provoqué au cours de ces dernières années ».
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