Le Dr Dubi Laxman, ancien chirurgien senior au sein des groupes de santé Assouta et Maccabi, a été identifié en début de semaine comme l’auteur de publications véhiculant des positions racistes particulièrement virulentes à l’encontre des Juifs mizrahim en général, et de la communauté marocaine en particulier. C’est un message publié sur son compte Facebook personnel, allant loin dans la teneur de ses propos, qui a d’abord attiré l’attention, avant qu’un examen plus approfondi ne révèle toute une série de publications similaires, révélant un schéma de comportement récurrent. Après que le site Sroogim a pris contact avec les deux organismes concernés, le médecin a finalement été suspendu de ses fonctions dans les deux structures.
Mais cette suspension ne semble pas avoir freiné le Dr Laxman. Bien au contraire, il a choisi, dans les jours qui ont suivi, de redoubler d’intensité dans ses attaques, publiant une nouvelle série de messages tout aussi problématiques.
Dans l’une de ces publications, considérée comme l’une des plus virulentes, le médecin a comparé certaines personnes qu’il qualifie de « babouins de droite » à des animaux nuisibles, allant jusqu’à établir un lien direct entre cette expression et l’origine mizrahi d’une large partie de l’électorat de droite en Israël, présentant cela comme un fait qu’il jugeait, selon ses propres termes, indéniable. Il a ensuite ajouté, comme en guise d’atténuation, qu’il existait selon lui également « d’excellents » Mizrahim ne correspondant pas à cette description.
Dans une autre publication rédigée après l’annonce de sa suspension, il a affirmé que cette mesure ne le touchait pas, et a réitéré sa position, qualifiant à nouveau ses détracteurs de « babouins de droite mizrahim » qu’il accuse de nuire, selon ses mots, à l’image du pays.
Face à l’ampleur de la polémique, le Dr Laxman a fini par publier un message qu’il a lui-même présenté comme des excuses. Il y reconnaît être l’auteur du message initial comparant certains Israéliens à des babouins, expliquant l’avoir rédigé dans un climat de « pré-élections », dans le but, selon ses propres termes, d’agacer et de provoquer. Il a reconnu ne pas avoir correctement évalué l’écho que ses propos allaient susciter, admettant s’être trompé sur ce point précis.
Toutefois, ces prétendues excuses n’ont, dans les faits, rien atténué de ses positions initiales. Dans le corps même de ce message, il est en effet revenu sur ses propos en les défendant explicitement, affirmant avoir écrit que les électeurs de droite étaient des « babouins » et demandant rhétoriquement en quoi il se serait trompé factuellement en employant les termes « Mizrahim » ou « dominance marocaine ».
Cette affaire suscite une vive indignation en Israël, tant en raison de la gravité des propos tenus par un ancien responsable médical de haut niveau que du refus persistant de leur auteur d’en reconnaître le caractère raciste. Les organismes de santé concernés n’ont pas indiqué, à ce stade, si des mesures supplémentaires seraient prises à l’encontre du Dr Laxman au-delà de sa suspension.






