Max Veifer, le créateur de contenu israélien qui avait filmé deux infirmières australiennes affirmant qu’elles tueraient des patients israéliens, s’envolera ce mois-ci vers l’Australie pour témoigner contre elles au tribunal. Il a publié une vidéo en ligne indiquant qu’il craint pour sa sécurité et demandant l’aide du public pour financer sa sécurité sur place.
La vidéo qui avait choqué le pays
Les deux infirmières, Ahmad « Rashad » Nadir, 28 ans, et Sarah Abu Lebdeh, 27 ans, alors employées de l’hôpital Bankstown-Lidcombe à Sydney, avaient été filmées en février 2025 lors d’une conversation vidéo aléatoire avec Max Veifer, sur une plateforme mettant en relation des inconnus au hasard. Lorsque Veifer avait révélé sa nationalité israélienne, Nadir avait répondu qu’il serait tué et envoyé au « Jahannam », l’enfer en arabe, tout en effectuant un geste d’égorgement. « Ça me met tellement en colère que tu sois israélien », avait-il ajouté. « Un jour, ton heure viendra, et tu mourras de la mort la plus dégoûtante », avait renchéri Sarah Abu Lebdeh, avant de déclarer : « Je ne les soignerai pas. Je les tuerai. »
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La diffusion de cette vidéo avait provoqué une indignation internationale. Le Premier ministre australien Anthony Albanese avait qualifié les propos de « nauséabonds et honteux », tandis que la ministre de la Santé de Nouvelle-Galles du Sud avait affirmé que les deux mises en cause ne travailleraient plus jamais dans le système de santé de l’État. Les deux infirmières avaient été suspendues pendant deux ans.
Un rebondissement judiciaire spectaculaire
En juin dernier, un juge du tribunal de district de Nouvelle-Galles du Sud avait pourtant exclu la vidéo des preuves du procès, estimant qu’elle avait été obtenue sans le consentement des personnes filmées, en violation de la loi locale sur les enregistrements privés. « On peut désormais menacer de tuer des patients israéliens dans un hôpital, se vanter de tuer des Juifs, exprimer ouvertement de la haine devant une caméra — mais si la personne qui filme n’a pas obtenu votre permission au préalable, la preuve est jugée irrecevable », avait alors dénoncé Max Veifer dans une vidéo publiée après cette décision.
Le ministère public fédéral avait fait appel de cette décision. Le 31 juillet dernier, la Cour d’appel de Nouvelle-Galles du Sud a finalement annulé le jugement initial et statué que l’intégralité de la vidéo, non montée, était recevable comme preuve. Un point central de l’appel portait sur le lieu légal de l’enregistrement : l’accusation a fait valoir que la vidéo avait été enregistrée en Israël, puisque Max Veifer s’y trouvait au moment des faits, ce qui rendait inapplicables les lois de Nouvelle-Galles du Sud restreignant ce type d’enregistrement.
Un témoignage sous haute sécurité
À la suite de cette décision, Max Veifer a été formellement convoqué à comparaître en personne devant le tribunal de Sydney. Dans un message publié sur Instagram, il a expliqué qu’il resterait sur place près d’une semaine, les autorités australiennes prenant en charge ses vols, ses repas, son hébergement hôtelier, son transport policier ainsi qu’une présence policière au tribunal — un soutien pour lequel il a exprimé sa gratitude. Il a toutefois indiqué craindre pour sa sécurité durant son séjour et a demandé l’aide du public pour financer des mesures de sécurité supplémentaires.
Concernant son témoignage à venir, Max Veifer a précisé qu’il se rendrait en Australie à la fin du mois, comparaîtrait devant le tribunal et répondrait honnêtement à toutes les questions posées, son seul objectif étant que la vérité soit entendue et que justice soit rendue. Le procès des deux anciennes infirmières, qui ont plaidé non coupables, doit s’ouvrir le 31 août devant le tribunal de district de Nouvelle-Galles du Sud.
Sur les incidents visant des Israéliens en Australie, notre rédaction avait déjà rapporté les détails du meurtre d’une jeune Israélienne attaquée en pleine conversation vidéo avec sa sœur.






