Une vidéo partagée par le vidéaste ougandais Motiv Kassaga montre des soldats des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) débarquant d’un avion, alors que l’Ouganda se prépare à déployer des troupes à Gaza.
Le Parlement ougandais a approuvé l’envoi de soldats de l’UPDF dans le cadre de la force internationale de stabilisation proposée par le président américain Donald Trump. Leur mission viserait à soutenir les efforts de rétablissement de la paix et à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza.
Un déluge d’insultes racistes au lieu d’un accueil chaleureux
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Mais au lieu d’accueillir favorablement des soldats prêts à risquer leur vie pour la paix, de nombreux internautes ont inondé la vidéo de commentaires empreints de racisme et de menaces de mort. Plusieurs commentateurs ont accusé les soldats ougandais de servir des intérêts occidentaux et sioniste, allant jusqu’à leur souhaiter la mort et à les traiter de pions sacrifiés par les Américains et les Israéliens, envoyés en première ligne à la place d’autres populations.
Cette réaction virulente met en lumière une réalité gênante : certains des militants les plus bruyants se présentant comme opposés au racisme n’hésitent pas à s’en prendre à des Africains dès lors que ceux-ci refusent de se conformer au discours anti-israélien dominant sur les réseaux sociaux.
🇺🇬🕊️ Ugandan Troops Prepare For Gaza Mission, Face Racist Abuse And Death Threats Online
Footage shared by Uganda shows UPDF troops disembarking from a plane as Uganda prepares to deploy soldiers to Gaza as part of President Trump’s proposed international stabilization force.… pic.twitter.com/xIOWdZVdnZ
— Jewish Breaking News (@JBreakingNews) August 12, 2026
Un mémorial en hommage à Yoni Netanyahu à l’aéroport d’Entebbe
Cet épisode survient peu après que l’Ouganda a dévoilé un mémorial à l’aéroport international d’Entebbe en l’honneur de Yonatan « Yoni » Netanyahu, le frère du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
Yoni Netanyahu avait dirigé en 1976 la légendaire opération israélienne à Entebbe, qui avait permis de libérer plus d’une centaine d’otages retenus par des pirates de l’air pro-palestiniens et allemands, avec le soutien du dictateur ougandais de l’époque, Idi Amin. Il fut le seul commando israélien tué au cours de cette mission historique, restée dans les mémoires comme l’une des opérations de sauvetage d’otages les plus audacieuses jamais menées.
Le commandant du vol détourné à Entebbe, le pilote français Michel Bacos, s’était lui aussi illustré à l’époque en refusant d’abandonner ses passagers israéliens, un acte de courage salué par le gouvernement israélien de l’époque.
Des relations israélo-africaines en nette amélioration
L’annonce de cette mission de stabilisation à Gaza et l’inauguration de ce mémorial illustrent l’amélioration spectaculaire des relations entre Israël et plusieurs nations africaines ces dernières années, un rapprochement qui s’appuie notamment sur des liens historiques forgés à Entebbe et sur une coopération sécuritaire et humanitaire croissante entre Israël et l’Ouganda.
La participation de soldats ougandais à une force internationale de stabilisation à Gaza s’inscrit ainsi dans un contexte plus large de recomposition des alliances régionales autour du dossier israélo-palestinien, où plusieurs pays africains, longtemps tenus à distance du conflit, choisissent désormais de s’impliquer directement dans les efforts de stabilisation et de reconstruction de l’enclave.
Cette vague de menaces visant les soldats ougandais illustre par ailleurs une dynamique observée à plusieurs reprises ces derniers mois sur les réseaux sociaux : des populations non occidentales prenant part, de près ou de loin, à des initiatives liées à Gaza se retrouvent régulièrement la cible d’une hostilité disproportionnée de la part de militants pro-palestiniens en ligne, dès lors qu’elles ne s’inscrivent pas strictement dans le récit attendu par ces mêmes militants.
Sur l’histoire du raid d’Entebbe et ses répercussions durables sur les relations israélo-ougandaises, notre rédaction avait déjà consacré un article au décès du capitaine d’Air France resté aux côtés des otages juifs à Entebbe, ainsi qu’au témoignage de la veuve d’Emanuel Moreno évoquant la mémoire de Yoni Netanyahu.






