Plus de vingt acteurs ayant participé à des films et séries des studios Marvel ont rejoint une campagne internationale appelant Israël à libérer le terroriste palestinien Marwan Barghouti. Parmi les noms marquants ayant exprimé leur soutien à la campagne « Freedom for Marwan » figurent Benedict Cumberbatch, connu pour son rôle de « Doctor Strange », Mark Ruffalo, qui incarne « Hulk », et Don Cheadle, qui joue « War Machine ». Se sont également joints à la campagne Cate Blanchett, Tilda Swinton, Tatiana Maslany, Daniel Brühl, Ian McKellen, Hugo Weaving et Kingsley Ben-Adir.
Une campagne lancée fin 2025 par la famille de Barghouti
La campagne a été lancée fin de l’année dernière par la famille de Barghouti, avec le soutien d’organisations de la société civile au Royaume-Uni. Les stars de l’univers Marvel viennent ainsi s’ajouter à plus de 200 personnalités du monde de la culture à travers le monde — acteurs, musiciens, écrivains et réalisateurs — ayant déjà signé une lettre de soutien à cette campagne.
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Selon les organisateurs de la campagne, Barghouti serait le dirigeant palestinien jouissant de la plus grande confiance et popularité, à la fois à Gaza et en Cisjordanie, selon des sondages menés au fil des années, et serait perçu par de nombreux Palestiniens comme un symbole de résistance et de continuité nationale. Des soutiens au Royaume-Uni le comparent régulièrement à Nelson Mandela, tandis que des fresques murales portant l’inscription « Free Marwan » ont été peintes à Londres, et qu’une installation publique de grande ampleur a été dévoilée dans sa ville natale de Kobar, près de Ramallah.
Qui est Marwan Barghouti
Marwan Barghouti, 66 ans, est une figure historique du Fatah et de l’Intifada palestinienne, considéré par ses partisans comme le dirigeant le plus susceptible d’unifier les Palestiniens par-delà les divisions politiques, géographiques et générationnelles. Il a été condamné en 2004 par un tribunal israélien à cinq peines de prison à vie pour son rôle dans l’organisation d’attentats ayant coûté la vie à des civils israéliens durant la seconde Intifada, dans le cadre de sa direction des Tanzim, la branche armée du Fatah. Israël le considère comme un terroriste responsable de la mort de citoyens israéliens ; ses soutiens le présentent comme un prisonnier politique et une figure incontournable de tout futur processus de paix. Son fils, Arab Barghouti, mène campagne depuis plusieurs années pour sa libération, affirmant craindre pour sa vie en détention, tandis que des organisations de défense des droits humains ont fait état, ces derniers mois, de conditions de détention de plus en plus difficiles à son encontre.
Israël a par le passé exclu à plusieurs reprises la libération de Barghouti dans le cadre d’accords d’échange de prisonniers, y compris lors des négociations les plus récentes concernant les otages détenus par le Hamas, une position réaffirmée publiquement par plusieurs responsables israéliens qui refusent catégoriquement d’envisager sa remise en liberté, compte tenu de la gravité des actes pour lesquels il a été condamné.
L’implication de personnalités hollywoodiennes de premier plan dans cette campagne illustre la manière dont le dossier des prisonniers palestiniens continue de mobiliser des soutiens internationaux bien au-delà de la sphère politique traditionnelle, suscitant en retour de vives critiques de la part de ceux qui y voient une banalisation, voire une légitimation, d’actes de terrorisme ayant fait des victimes israéliennes.






