Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a révélé ce soir (lundi), lors d’une émission en direct sur la Chaîne 14, que l’Iran avait tenté d’assassiner l’un de ses fils.
Selon les détails qu’il a livrés au commentateur militaire de la chaîne, Noam Amir, « l’Iran a « ciblé » l’un de mes fils, c’est pourquoi cette sécurité n’est pas un luxe, sans elle, ils réussiraient ».
Ces propos ont été tenus dans le cadre d’un appel téléphonique au cours duquel Amir avait demandé à Netanyahou de réagir à la question de la protection du président du parti Yesh! Gadi Eizenkot par le Shin Bet, ainsi qu’à la comparaison établie avec le dispositif de sécurité dont bénéficie la famille Netanyahou. Le Premier ministre a répondu avoir demandé au chef du Shin Bet d’assurer la protection d’Eizenkot.
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Un embargo levé après plusieurs mois
Le Shin Bet avait précisé hier soir (dimanche) que le chef du service, David Zini, avait lui-même pris la décision de ne pas affecter de protection à Eizenkot et en assumait l’entière responsabilité. Cette décision avait été prise après que le service eut établi l’absence de renseignement ou d’alerte concrète concernant une intention de nuire à Eizenkot, et après que Zini eut consulté des experts, dont le président de la commission électorale centrale, le juge Noam Sohlberg.
Le Shin Bet a ajouté que la coordination avec la commission électorale centrale se faisait en pleine coopération, et que le communiqué de la commission sur le sujet était exact et reflétait fidèlement les faits. Cette clarification visait à souligner que Sohlberg avait été l’un des experts consultés par Zini, sans pour autant avoir pris lui-même la décision concernant la sécurité d’Eizenkot.
בשידור חי בטלפון: נתניהו ״חשף״ כי איראן ניסתה לחסל את אחד מבניו. רה »מ התעלם מהשאלה האם זה מידע מודיעיני pic.twitter.com/iMGGcbKZCa
— לירי בורק שביט (@lirishavit) August 24, 2026
Une menace restée sous le sceau du secret
La révélation de Netanyahou intervient après des mois durant lesquels l’existence même de cette affaire, ainsi que les détails relatifs à la menace, étaient soumis à des restrictions de publication. Selon des informations parallèles, les services de sécurité — dont le Shin Bet et le Mossad — auraient établi que Netanyahou et sa famille se trouvent exposés à un niveau de menace élevé pour le reste de leur vie, en raison de la volonté de certains ennemis d’Israël de venger les opérations et les éliminations ciblées menées pendant la guerre.
Ces derniers jours, un débat s’était intensifié sur la question de savoir si Gadi Eizenkot, qui se profile selon les sondages comme le principal rival de Netanyahou pour le poste de Premier ministre lors des prochaines élections, avait droit à une protection durant cette période. Le mois dernier, il avait été révélé que l’état-major de campagne d’Eizenkot avait décidé de le faire protéger de manière privée lors d’événements rassemblant un large public et de ses déplacements sur le terrain, face au refus du Shin Bet de lui affecter une protection via l’unité chargée de la sécurité des personnalités.
Même après cette révélation de Netanyahou, le tableau complet de l’affaire reste flou : des éléments centraux demeurent soumis aux restrictions de publication, laissant dans l’ombre une grande partie des circonstances précises de la menace iranienne et des décisions ayant conduit aux dispositifs de sécurité actuels.
Cette affaire s’inscrit dans un climat sécuritaire plus large où la menace iranienne pèse directement sur des responsables et anciens responsables israéliens, y compris en dehors des frontières du pays. Pour mieux comprendre l’ampleur de cette menace, notre article sur la traque menée par les services iraniens jusqu’à des figures politiques israéliennes de premier plan apporte un éclairage complémentaire. Voir également notre couverture de la nomination de David Zini à la tête du Shin Bet, qui évoquait déjà le renforcement de la coordination face à la menace iranienne comme priorité de sa direction.






