Quatre hommes ont plaidé coupables devant l’Old Bailey, la cour criminelle centrale de Londres, pour leur participation à un incendie criminel ciblé ayant détruit quatre ambulances appartenant à Hatzala, le service d’urgence bénévole juif desservant les communautés du nord de Londres. L’attaque, survenue le 23 mars dernier vers 1h35 du matin, avait déjà été largement documentée par notre rédaction au moment des faits.
Hamza Iqbal, 20 ans, Rehan Khan, 19 ans, Judex Atshatshi, 18 ans, et Saif Ali, 18 ans, ont reconnu avoir détruit ou endommagé des biens en faisant preuve d’insouciance quant au danger que cela représentait pour des vies humaines. Selon la police métropolitaine de Londres, les quatre hommes ont été placés en détention provisoire et devraient être condamnés au printemps 2027, à une date encore à déterminer.
Les véhicules d’urgence, entièrement équipés, étaient garés près de la synagogue Machzike Hadath, dans le quartier de Golders Green, à forte population juive orthodoxe, lorsqu’ils ont été incendiés. Trois membres du groupe auraient mis le feu aux ambulances, tandis qu’un quatrième attendait à proximité dans une Toyota Avensis bleue utilisée pour se rendre sur place depuis l’est de Londres. L’incendie qui a suivi a provoqué l’explosion des bonbonnes d’oxygène et de gaz présentes à bord des véhicules, endommageant des appartements voisins ainsi que la synagogue elle-même. Aucun blessé n’a été signalé, mais les dégâts ont été évalués à environ un million de livres sterling, soit près d’1,35 million de dollars.
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Selon des éléments rapportés par la presse britannique, les enquêteurs auraient découvert sur le téléphone de Hamza Iqbal des recherches portant sur le coût des ambulances et sur le temps que prend habituellement la police pour enquêter sur un incendie criminel, des éléments qui suggèrent, selon l’accusation, une préméditation de l’attaque. Le quotidien The Daily Telegraph a par ailleurs rapporté que Saif Ali avait jeté son téléphone portable par la fenêtre au moment de son arrestation, mais que l’analyse de ses appareils numériques avait révélé son implication dans l’acquisition du véhicule utilisé pour prendre la fuite, ainsi que des recherches concernant les ambulances elles-mêmes.
Le parquet a présenté l’incident comme une attaque délibérée visant la communauté juive de Londres et entend faire valoir, lors de la phase de détermination de la peine, l’existence d’un « lien terroriste ». Les quatre accusés contestent cette qualification. Un groupe se présentant comme lié à l’Iran et se faisant appeler Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya avait revendiqué l’attaque en ligne au moment des faits. Les services antiterroristes britanniques ont depuis cherché à établir si des relais iraniens étaient impliqués dans cet incendie ainsi que dans plusieurs attaques ultérieures visant des cibles juives et des opposants iraniens au Royaume-Uni, sans toutefois qu’un lien direct entre les quatre condamnés et l’Iran n’ait pu être établi devant le tribunal à ce stade. L’ambassade d’Iran a démenti toute implication.
Le Community Security Trust, organisation britannique de sécurité de la communauté juive, a qualifié l’incident d’attaque antisémite scandaleuse contre une organisation dont les bénévoles portent secours, jour et nuit, à l’ensemble des habitants du nord de Londres, indépendamment de leur religion ou de leur origine.
Un cinquième accusé, Subhan Ahmed, 18 ans, a plaidé non coupable d’avoir aidé un délinquant, en lien avec l’élimination présumée du véhicule utilisé lors de l’attaque. Il a été remis en liberté sous caution, sous conditions strictes, et devrait être jugé en janvier 2027.
Sur le même sujet, à lire aussi sur infos-israel.news : notre article publié le soir même de l’attaque sur les hommes masqués ayant incendié les ambulances de la communauté juive à Londres, ainsi que notre article sur l’attentat antisémite de Manchester ayant coûté la vie à deux fidèles le jour de Yom Kippour.






