Un employé du Cabinet Office britannique, l’organe qui appuie directement le gouvernement à Londres, fait l’objet d’une enquête interne après avoir partagé sur Instagram un message souhaitant que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou soit mort plutôt que l’icône de la country Dolly Parton, décédée cette semaine à 80 ans après une brève maladie liée à un cancer.
L’information a été révélée en premier lieu par le média britannique The Jewish Chronicle, avant d’être reprise par plusieurs titres israéliens. Le fonctionnaire, dont l’identité n’a pas été rendue publique, aurait republié le message sur son compte Instagram privé peu après l’annonce de la mort de la chanteuse. L’image reprenait une photographie d’une Dolly Parton plus jeune, vêtue d’une robe de soirée rose éclatante, accompagnée de la phrase : « Cela aurait dû être Netanyahou. »
Le fonctionnaire n’en est pas resté là. Il a partagé d’autres publications reprenant des messages similaires, notamment une remarque soulignant que Dolly Parton avait deux ans de plus que l’État d’Israël au moment de sa mort, ainsi qu’un message qualifiant de « monde cruel » celui dans lequel la chanteuse s’était éteinte alors que le Premier ministre israélien, lui, restait en vie. Selon les informations rapportées par The Jewish Chronicle, l’un des messages exprimait également un souhait similaire à l’égard du président américain Donald Trump, tandis qu’un autre s’adressait directement aux soutiens de ce dernier en des termes insultants et vulgaires.
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L’affaire a rapidement enflammé les réseaux sociaux et suscité de vives réactions au sein de la communauté juive britannique, où de nombreuses voix ont dénoncé un exemple supplémentaire de la banalisation, jusque dans les cercles gouvernementaux, d’une rhétorique de haine visant les dirigeants israéliens et, plus largement, l’État d’Israël. Le Cabinet Office britannique a confirmé qu’une enquête interne avait été ouverte, sans toutefois préciser à ce stade quelles sanctions pourraient être prises à l’encontre de l’employé concerné.
Cette controverse s’inscrit dans un climat de tensions déjà croissantes entre le gouvernement britannique et Israël, sur fond de désaccords diplomatiques répétés ces derniers mois, notamment autour du projet de construction du secteur E1 en Judée-Samarie et de la reconnaissance par Londres d’un État palestinien. Plusieurs incidents impliquant des personnalités publiques ou des fonctionnaires britanniques ayant tenu des propos jugés antisémites ou hostiles à Israël ont déjà été rapportés ces derniers mois, alimentant les critiques de la communauté juive du Royaume-Uni sur la persistance d’un climat de défiance, voire d’hostilité, au sein même de certaines institutions publiques britanniques.
La mort de Dolly Parton, survenue cette semaine à l’âge de 80 ans, a suscité une vague d’hommages dans le monde entier, tant l’artiste, connue pour sa générosité, sa foi et sa personnalité chaleureuse, avait marqué plusieurs générations. C’est précisément ce climat de deuil largement partagé qui rend la publication du fonctionnaire britannique d’autant plus choquante aux yeux de ses détracteurs, qui y voient une instrumentalisation cynique du décès d’une figure aimée du grand public pour exprimer une hostilité personnelle envers le dirigeant israélien.
Sur le même sujet, à lire aussi sur infos-israel.news : notre article sur une haute responsable de la BBC ayant publié des messages antisémites niant la Shoah, ainsi que notre article sur la sortie de Netanyahou qualifiant la Grande-Bretagne de « République islamique de Grande-Bretagne ».






