La dĂ©faite Ă©lectorale de M. Erdogan en Turquie : son parti a perdu la majoritĂ© au parlement, et devra donc former une coalition. Un rĂ©sident d’Istanbul depuis 20 ans, a dĂ©clarĂ© sur la Radio de Tsahal : « Le bien-ĂŞtre va revenir en Turquie, et il ne restera pas un pays avec une dictature totalitaire. C’est finalement les kurdes qui ont gagnĂ©, je pense mĂŞme qu’il y a des Juifs qui ont voté pour que les Kurdes puissent passer le seuil ».
Les rĂ©sultats des Ă©lections lĂ©gislatives en Turquie sont une grande dĂ©ception pour Teipa Recep Erdogan. Après le dĂ©pouillement de 99,9% des voix, le parti au pouvoir a gagné au moins 41% des voix et a reçu 258 sièges au Parlement – 72 sièges de moins que nĂ©cessaire pour mener rapidement Erdogan vers une rĂ©forme constitutionnelle.
Ce rĂ©sultat est considĂ©rĂ© comme un Ă©chec majeur pour M. Erdogan. L’ancien Premier ministre de la Turquie, qui a Ă©tĂ© forcĂ© de « sortir » de la prĂ©sidence après deux mandats comme premier ministre, avait espĂ©rĂ© gagner 330 sièges au parlement et faire de la Turquie une rĂ©publique prĂ©sidentielle.
Autre première dans le paysage politique turc, le parti kurde HDP (Parti dĂ©mocratique du peuple) a largement franchi la barre des 10% imposĂ©e aux partis pour obtenir un siège sur les bancs du Parlement. Avec 13% des voix, il en obtient 79. Ce parti est pour la première fois prĂ©sent au Parlement, en opposition avec les partis turcs, plaidant pour la sĂ©paration de la religion de l’Ă©tat et de la reconnaissance du gĂ©nocide des ArmĂ©niens pendant la Première Guerre mondiale.




