Ce mercredi matin, la Knesset a approuvé une loi permettant de mettre en accusation les parlementaires sur le « comportement inapproprié » par un vote des membres de 90 sur 120.
La loi a été adoptée par une majorité de 62 contre  47.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dĂ©clarĂ© sur Facebook : «En approuvant la loi d’expulsion nous avons mis un terme Ă la situation absurde dans lequel ceux qui soutiennent la terrorisme anti-israĂ©lienne peuvent servir Ă la Knesset. »
Le projet de loi, dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, adopté par la Knesset et sa Constitution permet aux députés de voter et rejeter un collègue député pour incitation à la violence ou  racisme, et le soutien à un conflit armé contre Israël , qui sont parmi les raisons citées dans la loi fondamentale: la Knesset interdira un parti ou une personne de rester à la Knessett pour les raisons émises.
Le processus de mise en accusation commencerait avec 70 dĂ©putĂ©s, dont 10 dans l’opposition, une pĂ©tition au ComitĂ© de la Chambre Knesset, ne pouvait ĂŞtre finalisĂ© par un vote de 90 dĂ©putĂ©s en faveur du licenciement. Si un dĂ©putĂ© est expulsĂ©, il ou elle sera remplacĂ© par la personne suivante sur la liste de son parti.
Auparavant, la Knesset ne pouvait pas retirer de membre de la Knesset mĂŞme si la personne Ă©tait reconnue coupable d’avoir commis un crime avec turpitude morale.
Netanyahu a suggĂ©rĂ© qu’un projet de loi pour attaquer les lĂ©gislateurs concerne Jamal Zahalka, Haneen Zoabi et Bâle Ghattas de Balad qui ont rencontrĂ© les familles des terroristes en FĂ©vrier. Les dĂ©putĂ©s se tenaient dans un moment de silence Ă la mĂ©moire des « martyrs palestiniens, » et la page Facebook de Balad a mentionnĂ© au père d’un terroriste qui a tuĂ© trois IsraĂ©liens comme le père d’un «martyr».
Cependant, la loi ne sera pas applicable rétroactivement aux actions  des députés avant son adoption.
Michael Oren (Kulanu) a appuyĂ© le projet de loi, mais a dit qu’il ne va pas assez loin et ne suffit pas car elle exige une majoritĂ© de 90 dĂ©putĂ©s.
Youssef Jabareen a appelĂ© le projet de loi  «tyrannie de la majorité», faisant valoir qu’elle a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e pour cibler les lĂ©gislateurs arabes.
Jabareen a envoyĂ© des lettres dĂ©taillĂ©es sur ses griefs au sujet du projet de loi au rapporteur spĂ©cial des Nations Unies sur les droits des minoritĂ©s Ă Genève et l’ambassadeur de l’UE en IsraĂ«l: « La coalition a dĂ©posĂ© une loi qui permettrait la mise en accusation des reprĂ©sentants dĂ»ment Ă©lus du public arabe palestinien … IsraĂ«l a virĂ© loin de normes acceptables du discours et de la pratique dĂ©mocratique.
Selon Jabareen, le projet de loi vise à «éliminer les députés arabes et les points de vue . »




