La police du district de Trøndelag, en Norvège, a décidé ce jeudi de ne pas engager de poursuites contre le professeur Bassem Hussein, après que celui-ci a qualifié, lors d’une conférence, le massacre du 7 octobre de « plus belle chose survenue à notre époque » — et ce, deux jours seulement après avoir indiqué au quotidien Israel Hayom que « le sujet est toujours sous enquête et nous ne pouvons pas communiquer davantage de détails à ce stade ».
Le dossier classé pour absence d’infraction pénale
Dans un message adressé à Leon Alfalag, un Israélien résidant en Norvège depuis plusieurs décennies et à l’origine de la plainte, la police du district de Trøndelag a indiqué qu’il avait été décidé de classer le dossier numéro 17173715, portant sur des propos haineux à caractère religieux ou idéologique, au motif que « l’acte visé par la plainte ne constitue pas une infraction pénale au regard de la loi ».
Il y a environ deux mois, le représentant par intérim de l’ambassade d’Israël en Norvège avait partagé une vidéo dans laquelle on voyait Hussein, qui enseigne l’ingénierie à l’université NTNU de Trondheim, faire l’éloge du massacre du 7 octobre au cours d’une conférence, filmée et mise en ligne sur YouTube. Hussein, qui a de la famille dans la bande de Gaza, avait par la suite été confronté à ces propos et avait refusé de les rétracter, tout en concédant qu’il « aurait peut-être dû s’exprimer différemment ».
La police a précisé, dans sa réponse à Alfalag, qu’il disposait du droit de faire appel de cette décision, et celui-ci a indiqué avoir l’intention de le faire.
« Il n’est déjà plus sûr d’être juif en Norvège »
Dans une publication mise en ligne aujourd’hui sur les réseaux sociaux, Alfalag s’en est vivement pris à cette décision : « Incroyable ! La police a classé le dossier — il n’est déjà plus sûr d’être juif en Norvège. Dans les faits, cette décision revient à accueillir, de manière concrète, l’organisation terroriste meurtrière du Hamas en Norvège. Pour rappel, la Norvège et la Turquie sont les deux seuls pays d’Europe qui refusent de reconnaître le Hamas comme une organisation terroriste. La différence, c’est que la Norvège aurait dû tirer les leçons de l’histoire sur ce que signifie un génocide, après que près de la moitié de la communauté juive de Norvège a été assassinée pendant la Seconde Guerre mondiale. »
Cette affaire ravive le débat sur le traitement judiciaire réservé, en Norvège, aux propos publics glorifiant le terrorisme contre des Israéliens ou des Juifs, un sujet que nos lecteurs ont déjà pu suivre à travers d’autres épisodes survenus ces dernières années dans le pays scandinave.
Nos lecteurs peuvent également consulter deux articles précédemment publiés sur infos-israel.news, qui reviennent sur d’autres décisions controversées des autorités norvégiennes face à des propos antisémites :
- Norvège : L’imam du dialogue interreligieux a écrit que les Juifs devraient être tués
- Le rappeur norvégien Kaveh crie sur scène « Fuck Jews! » : Le procureur général déclare que ce n’est pas raciste mais antisioniste






