Selon des informations crédibles reçues par Amnesty International, au moins 106 manifestants dans 21 villes auraient été tués, mais Amnesty estime que le nombre de morts pourrait être beaucoup plus élevé, certains rapports suggérant que 200 personnes seraient mortes .
Abadan, Province du Khuzestan: 2
Ahvaz, Province du Khuzestan: 2
Bandar-e Mahshahr et sa banlieue, Province du Khuzestan: 14
Behbahan, Province du Khuzestan: 8
Boukan, Province d’Azerbaïdjan occidental: 4
Boumehen, Province de Téhéran: 2
Esfahan , Province d’Ispahan: 1
Islamshahr, province de Téhéran: 1
Javanroud, province de Kermanshah: 14
Karaj, province d’Alborz: 4
Kermanshah, province de Kermanshah: 16
Khoramshahr, province de Khorramshahr: 3
Mariwan, province du Kurdistan: 9
Ramhormoz, Province du Khuzestan: 6
Robatkarim, Province de Téhéran: 4
Sadra, Province de Fars: 6
Sanandaj, Province du Kurdistan: 1
Shahriyar, province de Téhéran: 1
Shiraz, province de Fars: 6
Sirjan, province de Kerman: 1
Téhéran, province de Téhéran: 1
« La frĂ©quence et la persistance de la force meurtrière employĂ©e contre des manifestants pacifiques lors de ces manifestations de masse et des prĂ©cĂ©dentes, de mĂŞme que l’impunitĂ© systĂ©matique des forces de sĂ©curitĂ© qui tuent les manifestants, suscitent de sĂ©rieuses craintes que l’utilisation intentionnelle meurtrière d’armes L’incendie pour rĂ©primer les manifestations est devenu une question de politique Ă©tatique », a dĂ©clarĂ© Philip Luther, directeur de la recherche et de la dĂ©fense pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord Ă Amnesty International.
Selon des tĂ©moignages oculaires corroborĂ©s par des images vidĂ©o examinĂ©es par Amnesty International, des tireurs d’Ă©lite ont Ă©galement tirĂ© sur des foules de personnes sur les toits et, dans un cas, sur un hĂ©licoptère.
Bien que la plupart des manifestations semblent avoir été pacifiques, dans certains cas, les forces de sécurité ayant renforcé les mesures répressives, un petit nombre de manifestants ont eu recours à des jets de pierres, à des incendies criminels et à des dégâts causés aux banques et magasins.
Plusieurs témoins oculaires ont déclaré à des sources avoir informé Amnesty que les forces de sécurité avaient enlevé des cadavres et des blessés sur des routes et des hôpitaux. Les services de renseignement et les forces de sécurité ont refusé de restituer les corps de nombreuses victimes à leurs familles et les ont forcés à enterrer leurs proches de manière précipitée et sans autopsie indépendante pour établir les causes et les circonstances des décès.
Les mĂ©dias d’Etat ont rapportĂ© que depuis le 17 novembre, plus de 1 000 manifestants avaient Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s depuis le dĂ©but des manifestations.






