Jared Kushner affirme que le président Trump ne cédera pas face à l’Iran

Jared Kushner, conseiller et gendre du président américain Donald Trump, a déclaré que ce dernier restait ouvert à un accord avec l’Iran, mais qu’il n’accepterait rien de moins qu’un accord juste et légitime. Ces propos ont été tenus lors d’un entretien accordé à Fox News, alors que Kushner effectuait une visite au Moyen-Orient.

« En ce moment, ils ne montrent aucun intérêt à faire quelque chose qui ait du sens pour nous », a déclaré Kushner à propos de l’Iran. « Ils doivent être disposés à conclure un véritable accord. S’ils essaient de jouer un tour, le président Trump veut un accord juste. Cela doit être la base. Être un vrai pays. Pas d’armes nucléaires, pas de financement du terrorisme. »

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Kushner a précisé que Trump serait disposé à finaliser un accord si l’Iran renonçait à sa capacité de développer des armes nucléaires. « Si l’Iran est disposé à finaliser l’accord dont nous discutons avec eux, à renoncer à sa capacité de créer des armes nucléaires, alors, de toute évidence, il est prêt à conclure un accord qui pourrait être formidable pour le peuple iranien. C’est quelque chose auquel il serait ouvert. »

Ces déclarations interviennent alors que le mémorandum d’entente de 60 jours conclu entre Washington et Téhéran est arrivé à expiration sans qu’un accord durable n’ait été trouvé. Le président Trump a par ailleurs réaffirmé que la priorité absolue de son administration restait d’empêcher l’Iran d’acquérir des capacités nucléaires, dans un contexte de tensions autour du détroit d’Ormuz, où le trafic maritime a fortement ralenti ces derniers jours.

Kushner a décrit les échanges entre les deux pays comme « probablement plus robustes qu’ils ne l’ont jamais été », tout en reconnaissant qu’un accord n’avait pas encore été trouvé. Il a également indiqué que des canaux de discussion existaient désormais entre l’administration américaine et différentes composantes du gouvernement iranien, y compris au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique.

L’émissaire américain a insisté sur le fait que Trump ne se précipiterait pas vers un accord bâclé, expliquant que le président souhaitait « faire le bon accord » plutôt que de céder à la pression du temps. Selon Kushner, l’absence de confiance historique entre les deux pays après des décennies sans relations diplomatiques rend le dialogue d’autant plus nécessaire, même si un accord concret reste encore hors de portée à ce stade.

Ces propos s’inscrivent également dans le cadre plus large de la tournée régionale de Kushner, au cours de laquelle il a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ainsi que le président israélien Isaac Herzog, discutant notamment de l’avenir du cessez-le-feu à Gaza et du désarmement du Hamas.

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