Amos Gilad: IsraĂ«l doit agir de manière agressive, mais l’accord avec l’Iran ne peut ĂŞtre annulĂ©

« Nous affrontons rĂ©solument l’Iran, et il est souhaitable de le faire maintenant plutĂ´t que plus tard a dit, le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une rĂ©union du gouvernement dimanche. « Nous ne sommes pas intĂ©ressĂ©s par l’escalade, mais nous sommes prĂŞts pour tout dĂ©veloppement d’Ă©vĂ©nements. »

Le chef du gouvernement a soulignĂ© que « IsraĂ«l conserve toute libertĂ© d’action en matière de protection pour sa sĂ©curitĂ© », a dĂ©clarĂ© Bibi après le dĂ©filĂ© de la Victoire Ă  Moscou, suite Ă  l’invitation de Vladimir Poutine.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

« Toutes nos réunions sont importantes, mais la réunion de cette semaine est surtout due aux tentatives accrues de renforcer la présence militaire en Syrie ».

L’ancien chef du dĂ©partement politique du ministère de la DĂ©fense, et maintenant le prĂ©sident du forum d’Herzliya, Amos Gilad, soutient la dĂ©cision sĂ©vère pris par les dirigeants israĂ©liens dans la direction irano-syrienne. Selon lui, si le renforcement de l’Iran en Syrie n’est pas arrĂŞtĂ© maintenant, IsraĂ«l recevra un front uni du Liban vers les hauteurs du Golan, et paiera ensuite un prix Ă©levĂ©. « Nous avons permis au Hezbollah de renforcer 30 ans au Liban si nous le gaffions avec l’Iran – nous obtiendrons un second front ».

Amos Gilad a dĂ©clarĂ© que l’annulation d’un accord nuclĂ©aire avec l’Iran par Donald Trump aiderait TĂ©hĂ©ran plus que JĂ©rusalem.

« Si l’Iran continue de geler son programme nuclĂ©aire encore 8-10 ans, cela nous permettra de nous concentrer sur la plus grande menace qui est la prĂ©sence militaire d’Iran en Syrie. L’armĂ©e israĂ©lienne est prĂ©parĂ© Ă  une attaque contre les installations nuclĂ©aires, si un conflit Ă©clate, » – at-il dit dans une interview accordĂ©e Ă  « journal Haaretz  »

Cependant, Amos Gilad, dans une rĂ©cente analyste du système de sĂ©curitĂ© israĂ©lien ne soutienait pas l’idĂ©e d’Ă©liminer l’accord nuclĂ©aire. Il croit que l’Iran profitera du retrait amĂ©ricain des accords de Vienne et martelera les liens entre les États-Unis et d’autres membres de l’accord nuclĂ©aire. TĂ©hĂ©ran reprendra le dĂ©veloppement, ce qui rĂ©duit l’accès des inspecteurs de l’AIEA aux installations nuclĂ©aires, et en mĂŞme temps continuera Ă  commercer avec l’Europe, la Chine et la Russie. « Les accords de Vienne doivent ĂŞtre remplacĂ©s, mais je ne vois pas cela dans la direction amĂ©ricaine », a dĂ©clarĂ© Gilad.

Les dirigeants iraniens ont dĂ©jĂ  dĂ©clarĂ© qu’ils n’accepteraient pas l’extension des accords que Washington exigera, probablement avec le soutien de Paris et de Berlin.

.