Des milliers de migrants au Royaume-Uni qui étaient auparavant dans la « jungle » de Calais ont décidé de mettre en place leur nouveau camp, mais cette fois-ci au cœur de Paris.
Les organismes de bienfaisance ont signalĂ© un afflux d’arrivĂ©es dans la capitale française. La plupart avaient refusĂ© de se rendre aux centres officiels mis en place par les autoritĂ©s suite Ă la dĂ©molition de la Jungle de Calais.
Un grand groupe a placé des tentes autour de la station de métro Stalingrad, à dix minutes à pied du centre Eurostar à la Gare du Nord.
« Ce nouveau camps est déjà appelé la « Jungle de Paris » , a dit Mohammed Hussein, 20 ans, un éthiopien qui partage sa tente avec quatre amis.
« Nous avons eu beaucoup de mal Ă nous rendre en Angleterre de Calais, mais nous allons maintenant ĂŞtre en mesure d’essayer Ă nouveau ici. Notre rĂŞve est d’arriver en Angleterre le plus rapidement possible ».
Colombe Brossel, le maire adjoint de Paris, chargé de la sécurité, a admis : « Nous avons vu une forte augmentation depuis le début de la semaine ».
« La nuit dernière, nos équipes comptent entre 40 à 50 nouvelles tentes en deux jours. » Et le chiffre est maintenant entre 500-750 tentes.
«Ce n’est pas une Ă©norme explosion en nombre, mais il y a une nette augmentation. Certains d’entre eux viennent de Calais, et d’autres endroits.
Mais le chef de l’asile de la France, Pascal Brice a niĂ© que les arrivĂ©es Ă Paris signifiaient qu’il y avait eu une dĂ©localisation en gros de la jungle vers la capitale.
Il a expliqué : « Il pourrait y avoir quelques mouvements vers Paris, mais ce qui est crucial est que ces 6.000 personnes soient protégées ».
Il est Ă craindre que d’autres anciens camps sur la cĂ´te française pourraient Ă©galement voir le retour des migrants. Les migrants Ă la Jungle ont dit qu’ils prĂ©fĂ©reraient mourir que renoncer Ă leurs rĂŞves d’atteindre la Grande-Bretagne, en dĂ©pit de l’asile en France.
Une famille somalienne dans la nouvelle ville a placé sa tente et a déclaré que la destruction de la jungle ne pourra « jamais nous arrêter ».
Najib Omar et sa femme Leyla, tous les deux de 27 ans ont dĂ©clarĂ© : « Ce n’est pas un endroit pour une famille, mais nous allons rester ici jusqu’Ă ce que nous puissions enfin passer en Angleterre. Nous avons un fils de 18 mois, appelĂ© Imran ».
Abdulhamid Ediss, 20 ans, de l’ErythrĂ©e, a dĂ©clarĂ© : « Nous avons Ă©tĂ© Ă Calais pour un certain nombre de mois, mais on a Ă©tĂ© chassĂ©s de la jungle. La France ne veut pas de nous, mais nous pouvons continuer Ă planifier nos voyages en Angleterre de Paris.
Hocine Djabella, propriĂ©taire d’un restaurant, a dĂ©clarĂ© que les clients fuient la ville : « J’ai vĂ©cu dans la rĂ©gion depuis 25 ans et n’ai jamais vu une telle situation terrible. Il y a un sĂ©rieux problème dans une partie de la France qui s’est dĂ©placĂ© ici ».
Un total de 5.596 personnes ont Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©es depuis l’opĂ©ration de raser la Jungle de Calais ce lundi matin.
Alors que la plupart ont Ă©tĂ© transportĂ©s par autobus Ă 450 centres de rĂ©installation autour de la France, d’autres sont censĂ©s avoir voyagĂ© loin et indĂ©pendamment. Le premier camp de rĂ©fugiĂ©s officiel de Paris devrait ouvrir dans les prochains jours.
En Juin, les policiers portant une armure de corps et boucliers ont attaqué un camp de fortune, situé à proximité du terminal Eurostar. Mais leurs efforts pour expulser de façon permanente les migrants de la région ont été inefficaces.





