Ils étaient des milliers à former le convoi funèbre. Ils étaient encore des milliers à attendre puis à voir passer en silence les véhicules transportant les corps des deux toutes petites victimes et de leur pauvre et douce maman. Ils étaient des milliers qui pleuraient en s’étreignant parfois. Ils étaient des milliers enfin à arborer le magnifique drapeau d’Israël.
On eut dit ce jour là que l’étoile de David avait réuni tous ses enfants en un seul bloc inébranlable, et qu’à partir de demain, cela en serait à jamais fini les divisions, les affrontements, les sillons profonds du peuple, profonds comme des failles tectoniques ; que les mots d’Hatikvah seraient chantés par tous les filles et les fils d’Israël se tenant enfin par la main ; que l’ « Espoir vieux de deux mille ans » n’était « pas encore perdu », au contraire !!! puisqu’enfintous les habitants sur cette terre minuscule venait enfin de se réveiller et de comprendre, A LA VUE DE DEUX PETITS CADAVRES Ô COMBIEN ABÎMES ET DE CELUI DE LEUR MAMAN CHERIE qu’il fallait pour les siècles et les siècles à venir, ne jamais s’affronter, c’est à dire, avant de laisser ses instincts s’exprimer, réfléchir, se contrôler, en ayant constamment à l’esprit qu’Israël est une forteresse entourée de forces sataniques qui n’aspirent qu’à son extermination.
« Un oeil sur Sion se fixe » et cet oeil c’est Hashem. Combien de fois Hashem a t-il puni son peuple pour ses profondes divisions. L’histoire d’Israël à ce titre est une immense leçon et le 7 octobre est en partie la dernière manifestation de cette propension maléfique. Dans les écoles d’Israël, dès aujourd’hui, en pensant aux petits Bibas, devrait être impérativement enseigné la nécessité fondamentale de l’union, l’union chérie du peuple juif.
J’espère du fond du coeur qu’à partir de maintenant, toutes les élucubrations, les puériles espoirs d’une entente possible avec des voisins qui n’aspirent, avec une fièvre psychotique emplie d’une cruauté inouïe, qu’à votre extermination, tout cela va s’envoler avec le vent fougueux de la réalité. J’espère du fond du coeur que tous ces gens emprisonnés vont se libérer de leurs illusions et voir enfin clairement les choses en face. « Lorsque le sang innocent est versé sur la terre, il crie jusqu’aux cieux » Midrash (Bamidbar Rabbah 20:24. J’espère enfin qu’il n’y aura plus désormais de malheureux comme ceux de Supernova Sukkot Gathering à se déclarer haut et fort « amis, de l’amour et de la liberté infinie » ; comme il n’y aura plus de braves hommes, gentils et bons comme Shlomo Mansour à vouloir que les musulmans sont des gens comme les autres, oubliant qu’ils sont, comme les nazis il y a peu, drogués par la folie d’extermination. Et pourtant, Shlomo avait survécu au Farhoud en 1941 à Bagdad … « Si quelqu’un vient de tuer, lève-toi et tue-le d’abord » Sanhedrin 72a. Naturellement, cela aujourd’hui peut révolter les âmes sensibles, mais pourquoi tendre ses deux joues à celui qui vient t’exterminer ? Qu’il vienne à moi d’abord par des mots mais pas avec son couteau ! Il aura fallu deux tout petits martyrs et leur maman pour que s’éloigne à tout jamais d’Israël, le fléau de cette épidémie destructrice qu’on appelle la bien-pensance qui fait encore tant de mal partout et que les Israéliens se rappellent qu’ils sont d’abord juifs ! Car il faut « Aussi longtemps jusqu’au fond du coeur L’âme du Juif vibre »
Je suis goy. Vive Israël
Philippe ARNON