Mardi soir, la Knesset a adoptĂ© en lecture prĂ©liminaire trois projets de loi sans lesquels Netanyahu ne peut pas former de coalition – la loi Deri, la loi Smotrich et la loi Ben Gvir. Une lecture prĂ©liminaire a Ă©galement Ă©tĂ© votĂ©e sur une loi Ă©liminant le danger d’une scission au sein de la faction du Likoud – sur l’abolition d’un amendement permettant Ă quatre dĂ©putĂ©s de se dĂ©tacher d’une grande faction.
Les partis de la majoritĂ© parlementaire ont l’intention de faire passer les quatre lois en trois lectures dans la semaine qui reste avant l’expiration d’un dĂ©lai supplĂ©mentaire de dix jours accordĂ© Ă Netanyahu par le prĂ©sident pour former un gouvernement.Â
La « loi Smotrich » introduit un deuxième ministre au ministère de la DĂ©fense, auquel l’administration civile dans les territoires est subordonnĂ©e. Smotrich veut devenir ce deuxième ministre au ministère de la DĂ©fense. Les conseillers juridiques du gouvernement et de la Knesset s’opposent fermement Ă la fragmentation du ministère de la DĂ©fense et insistent pour que le deuxième ministre du ministère soit subordonnĂ© au ministre responsable – c’est-Ă -dire que Smotrich ne peut pas ĂŞtre indĂ©pendant dans ses dĂ©cisions de Yoav Galant.Â
Les avocats ont Ă©galement contestĂ© le principe de la « loi Ben-Gvir », qui transfère les pouvoirs du prĂ©fet de police au ministre de la SĂ©curitĂ© nationale. Le maillon professionnel du ministère de la Justice insiste sur l’inadmissibilitĂ© d’introduire des intĂ©rĂŞts partisans dans le travail de la police. Le conseiller juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, a Ă©mis un avis nĂ©gatif sur ce projet de loi.Â
Le chef de la police Kobi Shabtai s’exprimera demain Ă la Knesset ; il a assurĂ© Ă ses subordonnĂ©s qu’il ne laisserait pas « les tendances politiques pĂ©nĂ©trer dans la police », mais, selon Ynet, il ne protesterait pas devant les dĂ©putĂ©s contre l’adoption de la « loi Ben Gvir ».




