Un avion El Al fait un atterrissage d’urgence sur la base des Forces canadiennes : Le capitaine a fĂ©licitĂ© le comportement exemplaire des israĂ©liens 

Deux heures après le vol, le pilote a annoncĂ© que l’avion effectuerait un atterrissage d’urgence en raison de «difficultĂ©s techniques» ; certains passagers ont dit avoir entendu des «bruits mĂ©caniques irrĂ©guliers».

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En entendant l’annonce, « personne ne parlait beaucoup ; nous avons tous commencĂ© à prier « , a dĂ©clarĂ© Mme Leser. « Certaines personnes ont dit le viduy. »

L’annonce initiale, faite pendant que l’avion Ă©tait au-dessus de l’ocĂ©an, a indiquĂ© que l’atterrissage d’urgence serait fait dans 15 minutes ; aucun dĂ©tail n’a Ă©tĂ© donnĂ©, et certains passagers ont supposĂ© qu’ils allaient atterrir dans l’ocĂ©an.

En fin de compte, l’atterrissage d’urgence s’est produit environ une heure après l’annonce. Vers 4 h, heure de l’Est (5 h, heure de l’Atlantique), le Boeing 747 dĂ©barquait «sur une plaque de glace», selon Mme Leser, Ă  la Base des Forces canadiennes Goose Bay, un dĂ©tachement militaire et qui n’est pas Ă©quipĂ© pour gĂ©rer de gros avions Ă  rĂ©action.

Un passager a dĂ©clarĂ© que l’atterrissage lui-mĂŞme qui a eu lieu alors que les feux de nombreux camions de pompiers ont brillĂ© dans tout l’aĂ©roport – semblait normal, mĂŞme si l’avion s’est arrĂŞtĂ© brusquement.

Après l’atterrissage, le pilote a annoncĂ© que le problème Ă©tait dĂ» Ă  un incendie dans le train d’atterrissage et que des mĂ©caniciens allaient arriver pour rĂ©parer l’avion.

Mais plusieurs heures plus tard, les passagers ont Ă©tĂ© informĂ©s qu’un nouvel avion arriverait de JFK Ă  la place, sur lequel ils continueraient leur voyage en IsraĂ«l.

Personne n’a Ă©tĂ© autorisĂ© Ă  dĂ©barquer ; On leur a dit que la BFC Goose Bay n’Ă©tait pas Ă©quipĂ©e pour traiter les douanes sur un si grand avion de passagers, et qu’il n’y avait peut-ĂŞtre mĂŞme pas assez de place dans les hĂ´tels locaux pour tous les passagers. Les passagers ont attendu dans l’avion les tempĂ©ratures Ă  l’extĂ©rieur Ă©taient bien en dessous de zĂ©ro degrĂ© Farenheit.

Le vol, qui comprenait un grand nombre de chareidim, ont fait les trois prières de la journĂ©e avec un chant sincère,  telles que des chansons comme  » Yerushalayim Ircha  » et  » Ain Od Milvado. « Alors, beaucoup d’hommes ont commencĂ© Ă  Ă©tudier, un shiur a étĂ© donnĂ© sur le Daf HaYomi.

Peu de temps avant 15h00, un nouvel avion est arrivĂ©, et les passagers ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  rassembler leurs affaires et Ă  se prĂ©parer Ă  transfĂ©rer des avions sur le tarmac glacĂ©, via deux bus, 30 personnes par bus. L’Ă©quipage de conduite a distribuĂ© des couvertures aux passagers – dont beaucoup avaient vĂ©rifiĂ© leurs manteaux avant d’embarquer – alors qu’ils se prĂ©paraient Ă  quitter l’avion dans la soirĂ©e glaciale, avec des tempĂ©ratures de 10 degrĂ©s en dessous de zĂ©ro Farenheit et une tempĂ©rature rĂ©elle de 32 degrĂ©s en dessous de zĂ©ro, selon weather.com.

Alors qu’il prenait le micro pour parler Ă  ses passagers fatiguĂ©s, le pilote du nouvel avion remarqua leur conduite exemplaire. « J’admire chacun de vous pour votre comportement lors de cet atterrissage d’urgence, tel que dĂ©crit par le dernier Ă©quipage. »

« Je vous salue. »

Finalement, Ă  19 h 24 (HE), l’avion roulait sur Goose Bay et se dirigeait vers Tel Aviv.

Le nouveau vol devrait arriver en Israël lundi vers 10h00, heure locale (3h00 HE), selon flightradar24.com.

La conduite calme, polie et généreuse des passagers a été remarquée par tous.

Un homme non religieux avait fait preuve d’un silence glacial envers son voisin chareidi tout au long du vol initial. Pendant l’escale, il a lentement commencĂ© Ă  se rĂ©chauffer alors que son voisin partageait son appareil Wi-Fi, de la nourriture et tout ce qu’il avait d’autre, et l’a engagĂ© dans une conver- sation amicale. L’homme a admis qu’il avait toujours dĂ©testĂ© les chareidim, mais que sa vision avait aujourd’hui complètement changĂ©e. Juste lĂ , dans l’avion, il a enfilĂ© les tefillin de son voisin, et a fait des brachot.

Mme Leser a dit qu’il n’y avait pas de panique dans l’avion, mĂŞme pendant les moments de tension entre l’annonce initiale et l’atterrissage d’urgence.