Le rapport d’un comitĂ© d’experts internationaux avertit du pire et conclut que nous sommes dans une pĂ©riode de tension comme Ă la veille de la Première Guerre mondiale Ă©crit le Washington Post.
Un nouveau rapport met en garde contre les tensions qui règnent entre l’Iran et les États-Unis, qui met en danger le Moyen-Orient depuis plus d’un siècle. Un groupe d’experts, y compris des officiers supĂ©rieurs de l’armĂ©e internationale (certains experts siĂ©geant au Conseil de sĂ©curitĂ© nationale du gouvernement de l’ancien prĂ©sident des États-Unis, Barack Obama), a analysĂ© pendant des mois, la pensĂ©e militaire et gĂ©opolitique mondiale en matière de sĂ©curitĂ© basĂ©e Ă Bruxelles et a abouti Ă une conclusion unanime. Comme en Europe en 1914, une erreur de calcul ou une escalade d’un cĂ´tĂ© pourrait facilement transformer toute la rĂ©gion en une guerre dĂ©sastreuse de n’importe quelle ampleur.
« La balle qui a tuĂ© l’archiduc Franz Ferdinand d’Autriche a enflammĂ© tout le continent europĂ©en », indique le rapport. « Aujourd’hui, une seule attaque par des roquettes, des drones ou une attaque par l’une ou l’autre des parties pourrait entraĂ®ner une grave escalade militaire entre les Etats-Unis et l’Iran et leurs alliĂ©s respectifs et rĂ©gional, il pourrait ĂŞtre impossible de contenir une telle guerre. «Â
« Quiconque croit qu’une attaque ponctuelle forcera d’une manière ou d’une autre la partie adverse Ă se soumettre Ă la coercition diplomatique [iranienne] est tout simplement faux », a dĂ©clarĂ© William McRaven (l’un des membres du comitĂ© d’experts Ă Bruxelles), un amiral Ă la retraite qui a pris la parole devant le mĂŞme comitĂ© d’experts. L’Iran est très fier, elle a des milliers d’annĂ©es de fiertĂ© en tant que nation. Lorsque vous les frappez, ils riposteront et ne sont pas dupes, nous devons donc faire très attention aux calculs erronĂ©s qui conduiront Ă une escalade qui est probablement dĂ©jĂ inĂ©vitable. «Â
Le ministre allemand des Affaires Ă©trangères, Heiko Maas, a dĂ©clarĂ© mercredi que son pays « ne participerait pas Ă la mission de sĂ©curitĂ© maritime dirigĂ©e par les Etats-Unis » et a ajoutĂ© qu’ « il n’y a pas de solution militaire » pour l’impasse avec l’Iran. Nous devons nous rappeler ce qui nous est arrivĂ© au cours de l’histoire et il est intĂ©ressant que des tiers agissent de la sorte et fassent tout leur possible pour rĂ©duire le niveau de tension militaire entre l’Iran et les États-Unis et leurs alliĂ©s. «Â
En l’absence d’un pont important entre les Etats-Unis et l’Iran « , Ă©crit le groupe d’experts dans son rapport, ainsi que » la dĂ©termination des deux parties Ă ne pas reculer, et la multiplicitĂ© des conflits potentiels entre les deux moyens est claire et sans Ă©quivoque qu’un affrontement militaire – nĂ© du mauvais calcul ou pas, ne peut pas ĂŞtre exclu. Si c’est le cas, il sera trop tard et beaucoup le regretteront. «Â
Comment la tension Ă cet Ă©gard peut mettre en pĂ©ril la sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l ?
Le National Security Research Institute a soumis un rapport stratĂ©gique au prĂ©sident du pays dĂ©clarant qu’il Ă©tait possible que la guerre soit sur tous les fronts dans les annĂ©es Ă venir.
InquiĂ©tude : la consolidation de l’Iran en Syrie est probablement un fait accompli, le projet de missile du Hezbollah se poursuit, le Hamas n’est pas alarmĂ© et la situation en JudĂ©e Samarie est plus gĂ©nĂ©ralisĂ©e !
« La plupart des fronts auxquels IsraĂ«l est confrontĂ© sont très explosifs : la Syrie, le Liban et la bande de Gaza. MalgrĂ© tout, malgrĂ© la dissuasion mutuelle des parties, il existe un potentiel d’escalade de conflit et de guerre gĂ©nĂ©ralisĂ©s, sur plusieurs fronts Ă la fois. Cette guerre ne se limitera pas Ă un seul front et nous nous retrouverons dans la situation « All in All » oĂą IsraĂ«l traite avec l’Iran, la Syrie et le Hezbollah au nord, ainsi qu’avec les organisations terroristes de la bande de Gaza. C’est une possibilitĂ© pour laquelle IsraĂ«l doit ĂŞtre prĂ©parĂ©. «Â
Les chercheurs estiment que la campagne rĂ©ussie qui a entraĂ®nĂ© un retard important dans la construction du pouvoir du Hezbollah et dans l’Ă©tablissement de l’Iran en Syrie a atteint un stade d’extraction, ou que ses rĂ©sultats ne justifient plus les risques d’escalade. « La volontĂ© de l’Iran de construire une puissance de missile prĂ©cise au Liban et en Irak, ainsi que les restrictions de la Russie sur l’activitĂ© israĂ©lienne en Syrie – nĂ©cessiteront une mise Ă jour des routes, du rythme d’IsraĂ«l afin de formuler un nouveau concept permettant de mener une campagne efficace tout en Ă©vitant le front intĂ©rieur.
Le rapport de l’institut poursuit en affirmant que le potentiel d’une operation soudaine contre le Hamas Ă Gaza est extrĂŞmement Ă©levĂ© en 2019, bien que la gravitĂ© de la menace soit moins importante que celle posĂ©e Ă IsraĂ«l sur le front nord. L’explosion a Ă©tĂ© motivĂ©e principalement par la dĂ©tĂ©rioration constante de la situation socio-Ă©conomique dans la bande de Gaza, par la pression exercĂ©e par l’AutoritĂ© palestinienne sur le Hamas Ă Gaza et par l’érosion persistante de la dissuasion menĂ©e par IsraĂ«l lors de la vigoureuse campagne de Tsouk Etan en 2014.
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Le rapport prĂ©sentĂ© au prĂ©sident conclut : « La campagne se poursuivra en Syrie, mais IsraĂ«l doit Ă©galement ĂŞtre prĂ©parĂ© Ă l’Ă©ventualitĂ© d’une extension » directe  » avec le Liban ou l’Iran.
En l’absence d’une dĂ©cision ferme et claire des États-Unis ou de la Turquie de faire face Ă l’agression de l’Iran au Moyen-Orient, IsraĂ«l est le seul Ă pouvoir faire Ă©chouer les ambitions de l’Iran parce que ce pays conteste le statu quo au Moyen-Orient, et le conflit entre TĂ©hĂ©ran et JĂ©rusalem est inĂ©vitable.






