Be’er Sheva | Il refuse de payer le divorce Ă  son ex-femme: « Elle n’a pas dormi avec moi »

Un homme qui a initiĂ© la sĂ©paration de son Ă©pouse a rĂ©clamĂ© au tribunal rabbinique qu’il Ă©tait exemptĂ© du paiement pour une raison surprenante. Mais le juge a prouvĂ© le contraire et il va payer tout de mĂŞme 300 000 NIS !

Le tribunal rabbinique de Be’er Sheva a rĂ©cemment obligĂ© un homme qui a quittĂ© la maison de sa propre initiative de payer sa femme la somme de 300 000 shekels pour sa ketuba. Le mari a d’abord refusĂ© de prĂ©tendre que dans les six mois prĂ©cĂ©dant son dĂ©part, sa femme n’avait pas eu de relations sexuelles avec lui, mais un test polygraphique (DĂ©tecteur de mensonge) auquel le couple avait Ă©tĂ© envoyĂ© prouvait le contraire.

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Le mari a quittĂ© la maison il y a deux ans et l’annĂ©e dernière, le couple a divorcĂ©, mĂŞme si la femme a demandĂ© une maison. Au tribunal, le mari a affirmĂ© que sa femme n’avait pas droit Ă  sa ketubah, d’un montant de 520 000 shekels, parce qu’elle n’avait pas entretenu de relations avec lui pendant six mois avant de quitter la maison. D’un autre cĂ´tĂ©, la femme a affirmĂ© que les deux avaient effectivement une relation, et l’ont mĂŞme eu deux jours avant qu’il ne quitte la maison.

Le tribunal a notĂ© qu’une seule vĂ©ritĂ© Ă©tait possible et a suggĂ©rĂ© que l’ancien couple subisse un test de dĂ©tecteur de mensonge qui dĂ©terminerait si la femme avait droit, rĂ©duisant le montant Ă  300 000 NIS et le couple a acceptĂ©.

La question posĂ©e par l’institut du polygraphe Ă©tait «Y avait-il des relations sexuelles dans les six mois avant que le mari ne quitte la maison ? La femme a effectuĂ© le test et ses rĂ©sultats ont tĂ©moignĂ© qu’elle disait la vĂ©ritĂ©. Seulement environ un an plus tard, le mari est venu Ă  l’examen, mais a refusĂ© de soumettre les rĂ©sultats Ă  la cour.

Le tribunal a accordĂ© au mari trois autres occasions de prĂ©senter les rĂ©sultats, mais il n’Ă©tait pas d’accord et, par consĂ©quent, la conclusion tirĂ©e du refus Ă©tait qu’il mentait.

Le juge qui prĂ©side, Eliyahu Ariel Edery a dĂ©clarĂ© que « si le dĂ©fendeur ne veut pas rĂ©pondre Ă  toutes les questions, il peut accorder des dommages si elle a rĂ©pondu et il s’est avĂ©rĂ© que c’Ă©tait un mensonge. » Par consĂ©quent, et comme convenu entre les parties, le dayan a dĂ©cidĂ© que la femme devait recevoir 300.000 NIS pour la ketuba.

Deux jours après la dĂ©cision, le mari a dĂ©cidĂ© de soumettre les rĂ©sultats de son examen Ă  la cour, d’oĂą, comme les juges l’ont dit, il n’a pas dit la vĂ©ritĂ©.

Le mari a demandĂ© de lui permettre de prĂ©senter de nouvelles preuves pour prouver encore Ă  la justice, mais Rabbi Edery a expliquĂ© dans la phase finale de la discussion qu’il n’est pas possible de prĂ©senter de nouvelles preuves, surtout quand il a Ă©tĂ© convenu que les rĂ©sultats du polygraphe dĂ©cidera de la question Ă©crite.

Les juges Moshe Spanier et Zvi Geoptman Ă©taient d’accord avec Rabbi Edri et ont mĂŞme rĂ©primandĂ© le mari pour sa mauvaise conduite tout au long de la discussion de la ketubah. Il fut donc dĂ©cidĂ© Ă  l’unanimitĂ© que le mari paierait Ă  son ex-Ă©pouse la somme convenue.