
Jeudi, dans le programme Anashim, 12 chaĂ®nes ont diffusĂ© des extraits d’une interview de Beni Ganz, enregistrĂ©e en 2018, qui apportait une première lumière sur les opinions politiques du nouveau politicien.
Selon l’information de Ha’aretz, Ganz prononcera un discours liminaire sur la plate-forme politique de son parti, Hosen le Yisrael, la semaine prochaine, ce jeudi prochain. Dans une interview publiĂ©e aujourd’hui, l’ancien chef de cabinet a rĂ©pondu au sujet de l’erreur qu’il a faite lors de l’opĂ©ration « Tsouk Etan » et s’est dĂ©clarĂ© alarmĂ© par la « fragmentation et la radicalisation » grandissantes de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne.
Les opposants politiques du Likoud aiment rappeler que le chef d’état-major Beni Gantz a exhortĂ© les habitants des rĂ©gions frontalières du sud du pays Ă rentrer chez eux après la guerre et que peu de temps après ce discours, des roquettes se sont abattues sur les villes et les villages israĂ©liens et un enfant a Ă©tĂ© tuĂ©, et deux soldats sont toujours entre les mains du Hamas car Gantz n’a donnĂ© aucun ordre pour aller les chercher et terminer jusqu’au bout cette opĂ©ration qui a fait 70 morts cotĂ© israĂ©lien.
Dans une interview accordĂ©e Ă la chaĂ®ne 12, Ganz a admis avoir commis une erreur avec l’heure et le lieu de son discours, « voulant renforcer l’esprit des habitants du Sud ».
Le général à la retraite a annoncé que certains blocs de juifs de Judée Samarie resteraient «à jamais» en Israël et a cité quatre exemples
: Gush Etzion, Elkana, Ofra et Ariel. Les deux derniers sont loin de la « ligne verte », profondĂ©ment dans le territoire palestinien, et le politicien « de gauche » (comme le Premier ministre Netanyahu appelle Ganz) ne les dĂ©clarerait pas comme une partie intĂ©grante d’IsraĂ«l. Cependant, Ganz a soulignĂ© que la question Ă©tait de savoir comment convenir que ces territoires « éternels » restaient sous la souverainetĂ© israĂ©lienne – et a dĂ©clarĂ© que les nĂ©gociations en vue d’un règlement politique devraient ĂŞtre menĂ©es de manière constante, aussi complexe soit-elle.
Exprimant son inquiĂ©tude face Ă la « fragmentation et Ă la radicalisation » de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, l’ancien chef de cabinet s’est ensuite empressĂ© de dissiper les soupçons de « gauchisme ». Ganz a dĂ©clarĂ© ne pas s’inquiĂ©ter de la division entre la droite et la gauche, mais de l’attitude « gĂ©nĂ©rale » des gens les uns envers les autres « et s’est dĂ©clarĂ© confiant sur le fait que cette scission n’empĂŞcherait pas les IsraĂ©liens de se rallier face Ă la menace extĂ©rieure, comme cela a toujours Ă©tĂ© le cas.
Les sondages des dernières semaines promettent au parti des 14 mandats d’anciens généraux adjoints, en dépit du flou de l’orientation politique de Ganz. Le général à la retraite fait de son mieux pour ne pas perdre ce crédit de confiance aveugle avant les élections.





