Le prĂ©sident Biden et l’ancien prĂ©sident Donald Trump se sont retrouvĂ©s sur la corde raide en ce qui concerne la politique au Moyen-Orient lors du premier dĂ©bat prĂ©sidentiel de la campagne 2024, tenu jeudi soir, lorsqu’on leur a demandĂ© respectivement d’influencer le Hamas et IsraĂ«l pour mettre fin Ă la guerre et pour le soutien Ă un État palestinien.
Biden a dĂ©crit les trois phases de sa proposition de cessez-le-feu et a dĂ©clarĂ© que le Hamas Ă©tait le seul Ă vouloir que la guerre continue et qu’il entrave l’accord.
« Nous continuons de faire pression pour qu’ils acceptent », a dĂ©clarĂ© Biden.
Il a ajouté que le Hamas a été considérablement affaibli et doit être éliminé.
« La seule chose que j’ai refusĂ©e Ă IsraĂ«l, ce sont des bombes de 2 000 livres ; « Ils ne fonctionnent pas très bien dans les zones peuplĂ©es », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Nous fournissons Ă IsraĂ«l toutes les armes dont il a besoin et quand il en a besoin. »
Biden a ajoutĂ© que « c’est lui qui a organisĂ© le monde contre l’Iran » lorsqu’ils ont attaquĂ© IsraĂ«l avec des missiles balistiques.
Biden a souligné qu’aucun Israélien n’est mort accidentellement.
«Nous avons sauvé Israël. « Nous sommes le plus grand producteur de soutien à Israël dans le monde entier », a déclaré Biden.
Trump a dĂ©clarĂ© qu’il « devrait y rĂ©flĂ©chir » lorsqu’on lui a demandĂ© s’il soutiendrait un État palestinien.
Faisant référence à l’affirmation de Biden selon laquelle le Hamas est le seul à vouloir la guerre, Trump a déclaré qu’Israël voulait la guerre.
« Et il devrait les laisser partir et les laisser terminer le travail », a dĂ©clarĂ© Trump Ă propos de Biden. «Il ne veut pas le faire. Il est devenu Palestinien, mais ils ne l’aiment pas parce que c’est un très mauvais Palestinien. « Il est faible. »
Au cours du débat, Trump a affirmé que le Hamas n’aurait jamais envahi Israël s’il avait été président.
Concernant la guerre entre IsraĂ«l et le Hamas, Biden a dĂ©clarĂ© : « Nous sommes le plus grand dĂ©fenseur d’IsraĂ«l dans le monde », ajoutant : « Le Hamas ne peut pas continuer. »
Il n’y a eu aucune question sur l’aide humanitaire à Gaza ou sur les projets spécifiques pour le lendemain.
Il n’y a eu aucune question non plus sur le Liban ou sur la montée de l’antisémitisme aux États-Unis et dans le reste du monde.
Les deux hommes ont Ă©galement Ă©changĂ© des insultes sur l’avortement, l’immigration, les guerres en Ukraine et Ă Gaza, leur gestion de l’Ă©conomie ou encore leurs parties de golf, chacun tentant de bouleverser ce que montrent les sondages d’opinion : une course quasiment Ă Ă©galitĂ© depuis des mois.
Biden et Trump n’ont fait que peu d’efforts pour dissimuler leur aversion mutuelle. Lors de leur premier débat en 2020, Trump s’est prononcé de manière agressive à l’égard de Biden dans une performance qui a rebuté de nombreux électeurs.
Les deux hommes sont arrivés au débat d’Atlanta avec des vulnérabilités politiques qui présentaient un mélange de risques et d’opportunités.
La confrontation s’est Ă©galement produite Ă un moment de profonde polarisation et d’anxiĂ©tĂ© parmi les Ă©lecteurs quant Ă l’état de la politique amĂ©ricaine. Les deux tiers des Ă©lecteurs ont dĂ©clarĂ© dans un sondage Reuters/Ipsos rĂ©alisĂ© en mai qu’ils craignaient que des violences puissent suivre les Ă©lections, près de quatre ans après qu’une foule de partisans de Trump ait pris d’assaut le Capitole amĂ©ricain.
Trump, 78 ans, est monté sur scène en tant que criminel toujours confronté à trois affaires pénales, notamment des accusations liées à ses efforts pour renverser les élections de 2020.
Biden, 81 ans, Ă©tait soumis Ă une pression intense pour Ă©viter les trĂ©buchements verbaux et livrer une solide performance dans le dĂ©bat après des mois d’affirmations rĂ©publicaines selon lesquelles ses facultĂ©s s’Ă©taient Ă©moussĂ©es avec l’âge.
Avant le débat, chaque campagne allait lancer une nouvelle publicité attaquant son rival.
La campagne de Biden a annoncĂ© qu’elle lancerait une nouvelle campagne publicitaire dans la rĂ©gion d’Atlanta axĂ©e sur ce que pourrait ĂŞtre une deuxième prĂ©sidence de Trump, y compris les menaces Ă la libertĂ© reproductive, l’interdiction de l’avortement, les coupes dans la sĂ©curitĂ© sociale et l’affaiblissement de la dĂ©mocratie.
CNN a tentĂ© d’Ă©viter l’Ă©change de dĂ©clarations en coupant les microphones des candidats lorsque ce n’Ă©tait pas leur tour de parler. Le dĂ©bat s’est Ă©galement dĂ©roulĂ© sans public et aucun des candidats n’a Ă©tĂ© autorisĂ© Ă apporter des notes ou des accessoires prĂ©parĂ©s, bien qu’ils aient Ă©tĂ© autorisĂ©s Ă apporter un stylo et du papier.
Les conseillers de Biden disent qu’il a soulignĂ© le rĂ´le de Trump dans la menace de l’accès Ă l’avortement, le dĂ©crivant comme un danger pour les normes dĂ©mocratiques et rappelant aux Ă©lecteurs le mandat souvent chaotique de Trump de 2017 Ă 2021.
Trump s’est concentrĂ© sur la gestion par Biden de la frontière sud des États-Unis face au nombre record de migrants qui traversent illĂ©galement, ainsi que sur l’Ă©conomie, en particulier l’inflation, tout en remettant en question son leadership mondial en pĂ©riode de guerre Ă Gaza et en Ukraine, ont dĂ©clarĂ© les conseillers de Trump.
Le deuxième et dernier débat de la campagne de cette année est prévu en septembre.





