Ă€ la suite de rĂ©unions avec de hauts dirigeants israĂ©liens, le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain Antony Blinken a tenu une confĂ©rence de presse Ă Tel Aviv. Dans son discours, il a soulignĂ© le dĂ©sastre humanitaire et la famine Ă Gaza et a soulignĂ© qu’IsraĂ«l devait supprimer tous les obstacles Ă l’accès Ă la nourriture dans la bande. Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© qu’avec la fin de la guerre, la perspective d’un règlement pacifique au Moyen-Orient s’ouvre et que « les dirigeants israĂ©liens devront prendre des dĂ©cisions difficiles ».
Le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain n’a pas exigĂ© la cessation des hostilitĂ©s et a rĂ©itĂ©rĂ© que les États-Unis soutiennent l’objectif principal de la guerre menĂ©e par IsraĂ«l contre le Hamas : crĂ©er des garanties que le dĂ©sastre du 7 octobre ne se reproduira plus.Â
RĂ©pondant Ă une question d’un correspondant d’Al-Jazeera sur la raison pour laquelle les États-Unis n’utilisent pas leur superpuissance pour forcer IsraĂ«l Ă mettre fin Ă la guerre et permettent que l’effusion de sang sans fin se poursuive, Blinken a dĂ©clarĂ© assez durement que le Hamas pourrait Ă©galement mettre un terme Ă l’effusion de sang – il a Ă©galement en porte la responsabilitĂ© et « aurait pu mettre fin Ă la guerre le 8 octobre », en libĂ©rant toutes les personnes enlevĂ©es et en dĂ©posant les armes.
Cependant, la Maison Blanche est convaincue que la sĂ©curitĂ© durable des rĂ©sidents d’IsraĂ«l ne peut ĂŞtre assurĂ©e que par une rĂ©solution politique du conflit avec les Palestiniens dans le cadre d’un règlement gĂ©nĂ©ral au Moyen-Orient avec la participation des pays arabes. Blinken a soulignĂ© que la normalisation des relations entre IsraĂ«l et les pays arabes ne peut pas se faire « aux dĂ©pens des Palestiniens » (comme l’a promis le Premier ministre Netanyahu depuis la tribune de l’ONU en septembre) – au contraire, un accord avec les Palestiniens doit en faire partie intĂ©grante de la paix rĂ©gionale globale.Â
Le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain a dĂ©clarĂ© que lors d’une rĂ©union avec le Premier ministre Netanyahu, il avait dĂ©clarĂ© Ă son partenaire israĂ©lien que les États-Unis s’opposaient catĂ©goriquement Ă toute tentative d’expulser la population palestinienne de la bande de Gaza et qu’il avait reçu l’assurance de Netanyahu qu’IsraĂ«l n’avait pas de tels projets.Â
Ă€ son auditoire national, Netanyahu a dĂ©clarĂ© qu’il soutenait la « rĂ©installation volontaire » des Palestiniens de Gaza. Aujourd’hui, Shimon Ryklin, prĂ©sentateur de la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision 14, Ă©crit qu’« on ne peut pas parler de dĂ©portation, mais on peut intensifier la destruction des maisons dans la partie nord de Gaza, pour qu’ils n’ont vraiment nulle part oĂą retourner. »
Le discours de Blinken suggère que les États-Unis n’exigent pas qu’Israël autorise immédiatement un million de Palestiniens à retourner dans le nord de Gaza. Il a déclaré qu’Israël devrait autoriser le retour de la population déplacée « lorsque les conditions seront créées » pour cela, et que l’ONU étudiera et créera les conditions. Au minimum, la zone devra être débarrassée des munitions et des mines non explosées avant le retour des civils, a déclaré Blinken.
Un correspondant de Kan a demandĂ© au secrĂ©taire d’État amĂ©ricain de commenter la dĂ©claration de Smotrich selon laquelle IsraĂ«l ne transfĂ©rerait pas d’argent de l’AutoritĂ© palestinienne aux « nazis », « tout comme les États-Unis ne transfĂ©reraient pas d’argent Ă Al-QaĂŻda ». Blinken a dĂ©clarĂ© que c’est de l’argent qui appartient Ă l’autonomie et qu’IsraĂ«l devrait le donner, d’autant plus que c’est dans son propre intĂ©rĂŞt – l’AP paie les salaires de la police, qui aide les services de sĂ©curitĂ© israĂ©liens dans la lutte contre le terrorisme.Â
L’administration Biden est de plus en plus critiquĂ©e aux États-Unis pour sa rĂ©ticence Ă utiliser son influence sur IsraĂ«l et Ă mettre fin Ă la guerre Ă Gaza. Hier, lors d’un important meeting de campagne pour le prĂ©sident, le discours de Biden a Ă©tĂ© interrompu par des cris et des scans de « Cessez le feu maintenant ! » Biden a attendu patiemment la fin du chant de protestation et a dĂ©clarĂ© au public qu’il « comprenait sa passion ». « Je travaille tranquillement avec le gouvernement israĂ©lien pour trouver une issue Ă la guerre », a dĂ©clarĂ© Biden.Â




