Comme le rapporte Bloomberg, citant des sources bien informĂ©es au Kremlin, le prĂ©sident russe Vladimir Poutine exige des explications sur les raisons de l’Ă©chec des services de renseignement russes en Syrie, qui a conduit au renversement de Bachar al-Assad.
Le prĂ©sident Vladimir Poutine a demandĂ© Ă ses services de renseignement des explications sur les raisons pour lesquelles les services de renseignement russes n’ont pas remarquĂ© la menace croissante contre le rĂ©gime d’Assad avant qu’il ne soit trop tard, a dĂ©clarĂ© au journal une personne proche du Kremlin connaissant la situation. Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que la Russie avait convaincu Assad qu’il perdrait le combat contre les rebelles et lui avait offert, ainsi qu’Ă sa famille, un transport sĂ»r et l’asile s’il quittait immĂ©diatement la Syrie.
Les agents des renseignements russes ont orchestrĂ© la fuite, emmenant Assad via leur base aĂ©rienne en Syrie, ont indiquĂ© deux sources. Le transpondeur de l’avion a Ă©tĂ© Ă©teint pour Ă©viter le suivi.
Al-Arabiya Ă©crit Ă©galement , citant des sources syriennes , qu’Assad n’a informĂ© personne de sa fuite, Ă l’exception de sa femme et de ses enfants. Maher Assad, le frère cadet de l’ancien prĂ©sident, et Rami Makhlouf, le cousin d’Assad, ont donc disparu. Ihab Makhlouf, le frère cadet de Rami, a Ă©tĂ© tuĂ© par des rebelles alors qu’il tentait de fuir au Liban. Ils ont trouvĂ© 8 millions de dollars sur lui.
Le vice-ministre russe des Affaires Ă©trangères SergueĂŻ Ryabkov a rĂ©cemment dĂ©clarĂ© Ă NBC News qu’Assad Ă©tait en Russie et qu’il Ă©tait en sĂ©curitĂ©. Ryabkov a ajoutĂ© que la Russie continuerait Ă soutenir l’ancien dirigeant syrien et, interrogĂ© sur la possibilitĂ© d’extradition d’Assad sur la base des allĂ©gations de la Cour pĂ©nale internationale, il a rappelĂ© que la Russie n’était pas partie Ă la convention instituant la CPI.
Mercredi, le Kremlin a confirmĂ© que la Russie entretenait des contacts avec les rebelles en Syrie, ajoutant qu’assurer la sĂ©curitĂ© de ses bases militaires et de ses missions diplomatiques Ă©tait une prioritĂ© absolue pour Moscou.
Comme le Financial Times l’avait précédemment rapporté, la Russie détient toujours d’importantes bases navales et aériennes, même si elle a retiré ses forces des avant-postes plus petits en Syrie.
Les images satellite ne montrent aucun signe de retrait des troupes russes de la base navale de Tartous ou de la base aĂ©rienne de Khmeimim, près de LattaquiĂ©. Bien que les images satellite et le trafic des transpondeurs montrent d’importants mouvements d’avions Ă Khmeimim au cours de la semaine dernière, les analystes affirment que le rythme des arrivĂ©es et des dĂ©parts ne correspond pas Ă l’Ă©vacuation prĂ©cipitĂ©e. Pas un seul navire n’est arrivĂ© Ă Tartous pour Ă©vacuer du matĂ©riel ou du personnel.
La partie russe a dĂ©clarĂ© que l’avenir de ses bases en Syrie dĂ©pendrait des nĂ©gociations avec les nouvelles autoritĂ©s.
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