Human Rights Watch affirme que les États-Unis transfèrent des combattants de Daesh d’origine Ă©trangère capturĂ©s de Syrie Ă l’Irak.
« Ils sont emmenés de Syrie en Irak pour y être jugés, mais ils risquent la torture et des procès inéquitables », a déclaré Amnesty.
L’organisation affirme que les États-Unis ont donnĂ© aux autoritĂ©s irakiennes au moins cinq ressortissants Ă©trangers d’origine française, australienne, libanaise et palestinienne pour ĂŞtre jugĂ©s pour crimes contre l’humanitĂ©.
Un haut responsable d’Amnistie a dĂ©clarĂ© que les suspects devraient ĂŞtre traduits en justice en raison du grand nombre de victimes qu’ils ont assassinĂ©es, mais que le transfert de la Syrie vers l’Irak ne permet pas d’obtenir justice.
Amnesty International sait que les forces kurdes du nord-est de la Syrie comptent une centaine de combattants de Daesh d’origine Ă©trangère et ont voulu les remettre aux gouvernements de leur pays d’origine, ce qui a Ă©tĂ© surprenant et que la plupart de ces pays dont la France ont refusĂ© de les accepter et ont prĂ©fĂ©rĂ© qu’ils soient jugĂ©s dans les lieux oĂą ils ont Ă©tĂ© capturĂ©s.
Au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e, plus de 300 combattants de Daesh d’origine Ă©trangère ont Ă©tĂ© jugĂ©s par des tribunaux irakiens et condamnĂ©s Ă la peine capitale ou Ă la rĂ©clusion Ă perpĂ©tuitĂ©.
« Les détenus se voient souvent refuser un procès équitable en Irak », a déclaré Human Rights Watch. « Les interrogateurs recourent systématiquement à la torture et, dans la plupart des cas, les juges ignorent les allégations de torture. »
« Compte tenu du refus des pays d’origine de les accepter, il semble que les Etats-Unis aient adoptĂ© une solution simple en les transfĂ©rant de Syrie Ă l’Iran, jugĂ©s par la Syrie », a dĂ©clarĂ© Amnesty. « Les États-Unis doivent crĂ©er un système ne faisant pas de lui un partenaire de la torture sans un procès Ă©quitable  »





