Lorsque l’Eternel se dĂ©clare pour la première fois Ă MoĂŻse, Il se rĂ©vèle Ă lui dans le dĂ©cor flamboyant du Buisson ardent. Très troublĂ© par cette vision, MoĂŻse dĂ©vie de son chemin pour admirer cette superbe scène, et dit : « Pourquoi le Buisson ne se consume-t-il pas ? » (Exode, 3, 3).
Après cette rencontre MoĂŻse craint que les Egyptiens ne rĂ©ussissent Ă exterminer le peuple HĂ©breu mais l’image du « Buisson ardent » lui prouve que ses apprĂ©hensions ne sont pas lĂ©gitimes: de mĂŞme que celui ci brĂ»le mais ne se consume point: il en est ainsi du peuple juif qui ne peut ĂŞtre « annihilé » mĂŞme s’il est « brĂ»lé » et affectĂ© par les supplices ordonnĂ©s par un pouvoir quel qu’il soit.
Ce peuple demeurera à jamais et ne sera pas rayé de la surface de la Terre.
En clair, ce Buisson ardent incarnait le tĂ©moignage « visuel » de l’Ă©ternitĂ© d’IsraĂ«l, et c’est pourquoi D.ieu dĂ©cide de se dĂ©voiler Ă MoĂŻse par son intermĂ©diaire.
MĂŞme Ă travers toutes les tourmentes de son histoire, le peuple juif n’a jamais chavirĂ©, c’est cet instinct de conservation qui Ă©labore son argumentation sur l’existence de D.ieu. Dans son introduction au Devoir des cĹ“urs, le cĂ©lèbre philosophe, RabĂ©nou Bahya Ibn Pakouda, nous dit : « Si vous cherchez de nos jours Ă assister Ă l’un de ces miracles dont nos ancĂŞtres ont Ă©tĂ© tĂ©moins, il vous suffit de constater avec forte sincĂ©ritĂ© que depuis de nombreuses gĂ©nĂ©rations, en fait depuis le dĂ©but de l’Exil, nous rĂ©ussissons Ă survivre au sein des nations ».
Toutefois, cette pĂ©rennitĂ© du peuple juif n’Ă©veille pas exclusivement notre conscience, mais aussi celle des nations.
A notre Ă©poque, c’est bien l’ensemble des pays de la planète rassemblĂ©s au sein de l’ONU qui ont acceptĂ© une nouvelle reconnaissance du peuple HĂ©breu lors de sa renaissance sur sa Terre. Alors que toutes ces aventures sont gravĂ©es dans le souvenir incontestable du peuple juif, il devient essentiel de ranimer cette mĂ©moire afin d’anticiper le doute. Bien sur, cette « éternitĂ© d’IsraĂ«l » paraĂ®t quelquefois ĂŞtre fragile et dissimulĂ©e dans l’Histoire, une discrĂ©tion qui ne doit pas nous abuser! « Depuis le jour de la destruction du Temple…. toutes les nations de la Terre se sont rassemblĂ©es pour exterminer les Enfants d’IsraĂ«l et cependant ils survivent ». (Rachi sur Yoma 69B)
Tout au long des siècles notre existence fut jalonnĂ©e d’Ă©preuves et d’humiliations, d’inquisitions et de pogroms pour aboutir Ă l’horreur de la Shoa. MalgrĂ© tout cela, le peuple d’IsraĂ«l vit encore et toujours! Cette nation a donc une particularitĂ©, celle d’ĂŞtre « mĂ©tahistorique », son Histoire est inexplicable selon des donnĂ©es conventionnelles.
« Grandeur et décadence » des empires, Rome ou Athènes, si illustres furent-ils, tous ces peuples eurent une destinée semblable à celle du précaire homo sapiens : naissance, croissance, maturité, pinacle, déchéance, puis fin.
L’Histoire d’IsraĂ«l a dĂ©montrĂ© que le peuple HĂ©breu ne peut quant Ă lui ĂŞtre touchĂ© par une hypothĂ©tique phase d’agonie, ni par le dĂ©nouement qu’ont souffert les autres nations. C’est que le mystère de son EternitĂ© trouve sa source au-delĂ de l’Histoire: chez le MaĂ®tre de l’Histoire!
Rony Akrich





A Rony, je vous remercie pour ces textes qui me sont d’une grande aide, ils sont un support de rĂ©flexion extraordinaire en ce qui me concerne pour tant de raisons, merci de m’apporter ce qui manque.. Quelque part.
Merci à Alyaexpress news 🙂