L’analyste des affaires arabes Tzvi Yehezkeli a raconté, sur sa chaîne Telegram, un épisode survenu lors d’un trajet sur la route 60, au volant d’une voiture palestinienne arborant un autocollant frappé du drapeau turc.
« Trajet de routine sur la route 60, de Goush Etzion à Jérusalem, des voitures palestiniennes défilent et soudain, le drapeau de la Turquie surgit sous mes yeux », a raconté Yehezkeli.
Il a ensuite développé la signification plus large qu’il attribue à cet événement. « Si vous cherchiez la preuve de l’admiration pour la Turquie, pour Erdogan le sultan, le dirigeant des Frères musulmans qui a promis de conquérir Jérusalem et de détruire Israël, tout est résumé dans ce drapeau rouge et blanc, comme on n’en voyait pas il y a dix ou vingt ans — et voilà, la Turquie est devenue la grande sauveuse des Palestiniens », a-t-il écrit.
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Poursuivant son propos, Yehezkeli s’est interrogé sur le traitement que réservent les forces de sécurité à ce type de signes. « Que se passerait-il si une voiture circulait aujourd’hui en Turquie avec un petit drapeau israélien ? Peut-on brandir le drapeau de la Turquie, qui est déjà un ennemi stratégique ? », a-t-il demandé.
L’analyste des affaires arabes Tzvi Yehezkeli a raconté, sur sa chaîne Telegram, un épisode survenu lors d’un trajet sur la route 60, au volant d’une voiture palestinienne arborant un autocollant frappé du drapeau turc.
« Trajet de routine sur la route 60, de Goush Etzion à Jérusalem, des voitures palestiniennes défilent et soudain, le drapeau de la Turquie surgit sous mes yeux », a raconté Yehezkeli.
Il a ensuite développé la signification plus large qu’il attribue à cet événement. « Si vous cherchiez la preuve de l’admiration pour la Turquie, pour Erdogan le sultan, le dirigeant des Frères musulmans qui a promis de conquérir Jérusalem et de détruire Israël, tout est résumé dans ce drapeau rouge et blanc, comme on n’en voyait pas il y a dix ou vingt ans — et voilà, la Turquie est devenue la grande sauveuse des Palestiniens », a-t-il écrit.
Poursuivant son propos, Yehezkeli s’est interrogé sur le traitement que réservent les forces de sécurité à ce type de signes. « Que se passerait-il si une voiture circulait aujourd’hui en Turquie avec un petit drapeau israélien ? Peut-on brandir le drapeau de la Turquie, qui est déjà un ennemi stratégique ? », a-t-il demandé.
L’analyste a conclu ses propos par un avertissement sans ambiguïté sur la portée, selon lui, opérationnelle de cette observation : « Un petit drapeau, un grand message. C’est ainsi que commence le jihad. »
Cette sortie de Tzvi Yehezkeli, lui-même résident du bloc de Goush Etzion depuis de nombreuses années, s’inscrit dans un contexte de dégradation continue des relations entre Israël et la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan. Le dirigeant turc, qui se présente régulièrement comme le protecteur des lieux saints musulmans de Jérusalem et du peuple palestinien, a multiplié ces dernières années les déclarations hostiles à l’égard d’Israël, allant jusqu’à évoquer, lors d’une prière marquant la fin du ramadan, le souhait que Dieu « détruise et anéantisse Israël sioniste ». Plusieurs analystes occidentaux et israéliens pointent régulièrement les liens idéologiques d’Erdogan avec la mouvance des Frères musulmans, ainsi que ses ambitions déclarées de reconstituer une influence régionale inspirée de l’ancien Empire ottoman, une orientation qu’ils considèrent comme une menace stratégique croissante pour Israël, au même titre que la menace iranienne.
La Turquie a par ailleurs été identifiée à plusieurs reprises ces derniers mois comme l’un des soutiens les plus visibles de la cause palestinienne sur la scène internationale, notamment via l’escorte de navires de guerre turcs accompagnant des flottilles destinées à Gaza, ce qu’Israël avait qualifié de franchissement d’une « ligne rouge ». Selon plusieurs experts en sécurité, cette identification croissante de la Turquie comme protectrice du monde palestinien nourrit, dans certains segments de la société palestinienne, une forme de ferveur populaire à l’égard d’Ankara, dont le drapeau apparaît désormais de façon plus visible dans l’espace public, y compris en Judée-Samarie.
Sur le même sujet, à lire aussi sur infos-israel.news : notre article sur l’escorte par des navires de guerre turcs d’une flottille pour Gaza, qu’Israël avait qualifiée de franchissement d’une « ligne rouge », ainsi que notre article sur la déclaration d’Erdogan à l’ONU selon laquelle « la question de Jérusalem est musulmane, pas palestinienne ».






