Quand Churchill était à Jérusalem, en mars 1921, il avait parlé fermement aux dirigeants arabes palestiniens en leur disant :
«Il est manifestement juste que les Juifs, qui sont dispersĂ©s partout dans le monde, doivent avoir un centre national et un foyer national oĂą certains pourront ĂŞtre rĂ©unis. Et oĂą pourrait- il ĂŞtre ? Si ce n’est dans cette terre de Palestine, qui depuis plus de 3000 ans a Ă©tĂ© intimement et profondĂ©ment associĂ©e Ă leur histoire ? « .
Churchill avait proposĂ© Ă la Grande Bretagne de rester mandataire en Palestine jusqu’Ă ce que les Juifs forment la majoritĂ© des habitants, après quoi l’Ă©tat juif entrerait en existence.
PressĂ© de dire s’il voulait que les Juifs aient le «contrĂ´le du gouvernement, » Churchill rĂ©pondit au premier ministre du Canada Ă la ConfĂ©rence impĂ©riale, le 22 Juin 1921 :
« Si, au bout de plusieurs années, ils deviennent une majorité dans le pays,  ils devront naturellement prendre le relais ».
Les Arabes palestiniens ont refusĂ© d’accepter une tel retour des Juifs sur leur terre . Le 22 AoĂ»t 1921, ils ont une fois de plus exhortĂ© Churchill Ă mettre un terme Ă l’immigration juive . Churchill a rejetĂ© cet appel, disant aux Arabes:
« Les Juifs ont une tâche beaucoup plus difficile que vous. Il vous suffit de profiter de votre propre possession, mais eux doivent essayer de bâtir dans le dĂ©sert, sur des lieux arides, et d’avoir un gagne pain pour leurs familles… Ils Ă©taient en Palestine, il y a plusieurs centaines d’annĂ©es. Ils ont toujours essayĂ© d’ĂŞtre lĂ . Ils ont fait beaucoup pour ce pays. Ils ont commencĂ© Ă crĂ©er de nombreuses implantations prospères et beaucoup d’entre eux souhaitent aller vivre lĂ -bas. C’est pour eux un lieu sacrĂ©. « .
Churchill rĂ©itĂ©ra ce point de vue quand il s’adressa Ă la Commission Peel en 1937, en leur disant qu’il avait toujours cru que l’intention de la DĂ©claration Balfour Ă©tait que la Palestine pourrait dans le cours du temps devenir « une Ă©crasante majoritĂ© d’un Ă©tat juif » .
Au cours de la seconde guerre mondiale, bien que la plupart de ses collègues du Cabinet aient rejeté cette idée, Churchill se cramponna à cette idée et à plusieurs reprises, il intervint avec les ministres au sein du Cabinet pour éviter « une solution arabe  » à la question palestinienne étant fixée de façon permanente.
Le 19 mai 1941, dans un mĂ©morandum secret, il parla de son espoir pour la mise en place, après la guerre, d’un «Etat juif de la Palestine occidentale», avec non seulement les plus complets des droits pour l’immigration et le dĂ©veloppement, mais aussi avec des dispositions « pour l’expansion dans les rĂ©gions dĂ©sertiques au sud du pays ».
Mais sa dĂ©faite Ă©lectorale Ă la fin de la guerre, fit qu’il ne parvint pas Ă mener Ă bien les mesures politiques qu’il avait prĂ©sentĂ©es et il dĂ» regarder impuissant l’action de la politique de la Palestine mise en vigueur.
En 1952, quatre ans après la crĂ©ation de l’Ă©tat d’IsraĂ«l, Churchill Ă©crivit, en comparant les Grecs et les Juifs: «Des siècles de domination Ă©trangère indescriptible, l’oppression sans fin, des communautĂ©s actives et les forces dans le monde moderne, se querellent avec une vivacitĂ© insatiable.
« Personnellement, j’ai toujours Ă©tĂ© de leur cĂ´tĂ© et je croyais en leur pouvoir invincible pour survivre aux conflits internes et aux marĂ©es du monde les menaçant d’extinction. »
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