Le commandant du peloton de Elor Azaria, le soldat des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes accusĂ© d’homicide involontaire pour avoir abattu un terroriste arabe lors d’une attaque terroriste Ă Hevron, a soutenu les arguments de son avocat suggĂ©rant qu’il avait des prĂ©occupations lĂ©gitimes concernant le terroriste et la prĂ©sence d’ un engin explosif.
Le commandant du peloton, qui n’a pas Ă©tĂ© nommĂ©, a tĂ©moignĂ© dans le procès de Azria , ce lundi que le terroriste arabe n’a pas reçu de soins mĂ©dicaux en raison de la crainte qu’il avait des explosifs sur lui.
Ce tĂ©moignage, qui a Ă©tĂ© entendu par un tribunal militaire spĂ©cial Ă Yaffo, va Ă l’encontre des tĂ©moignages antĂ©rieurs de d’autres agents impliquĂ©s.
Azria a Ă©tĂ© filmĂ© tirant sur le terroriste Abdel Fattah al-Sharif dans la tĂŞte le 24 Mars après que ce dernier avait poignardĂ© et blessĂ© un soldat. Il a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© le jour de l’incident et accusĂ© d’homicide involontaire le 18 Avril. Son procès s’est ouvert le 9 mai.
Le cas de Azria a suscité des tensions politiques, avec des partisans appelant à la libération du soldat, et les déclarations des personnalités politiques israéliennes.
Azria a admis que la mise en place d’un pĂ©rimètre de sĂ©curitĂ© autour du terroriste aurait Ă©tĂ© la bonne action Ă prendre, sa dĂ©fense tente de montrer qu’il y avait une atmosphère de peur et de danger immĂ©diat qui justifiait l’intervention de feu du soldat.
Ce dimanche le lieutenant-colonel (rĂ©s.) Eliyahu Libman, chef de la sĂ©curitĂ© Ă la communautĂ© juive de Hevron oĂą l’incident a eu lieu, a tĂ©moignĂ© en disant que les actions de Azria Ă©taient justifiĂ©es et que les actions et les attitudes des hauts responsables militaires ont eu une influence notable sur la la manipulation de l’affaire.
« Il y avait une atmosphère oĂą ils ont essayĂ© de mettre des mots dans ma bouche afin d’obtenir leur version de l’histoire », a dĂ©clarĂ© Libman. A titre d’exemple, Libman a tĂ©moignĂ© qu’une dĂ©claration apparente par l’ancien ministre de la DĂ©fense Moshe (Bogie) Ya’alon quand il a dit «mĂŞme l’agent de sĂ©curitĂ© en Hevron pensait que le tir n’Ă©tait pas juste » Ă©tait « une fabrication et un mensonge. »
«Je suis arrivĂ© sur les lieux en quelques minutes. Il y avait une atmosphère inconfortable où vous ne pouvait pas dire quoi que ce soit qui diffère de la version qu’ils ont essayĂ© de crĂ©er pour les services de sĂ©curitĂ© et les mĂ©dias … Il y avait une atmosphère où  vous risquiez d’ĂŞtre critiquĂ© si vous dĂ©teniez une opinion  en conflit avec l’ordre du jour « .
L’Ă©quipe de dĂ©fense de Azria a accusĂ© le parquet militaire d’appliquer sĂ©lectivement la loi dans son cas. Azria a dit au tribunal militaire que son acte d’accusation a Ă©tĂ© signifiĂ© « pour satisfaire le monde et les mĂ©dias», et qu’il se sentait «trahi» Ă la fois par son commandant et les hauts gradĂ©s de Tsahal : « ils m’ont jetĂ© aux chiens, de peur et face aux journalistes.  »
Azria a accusĂ© les officiers de Tsahal qui ont dĂ©jĂ tĂ©moignĂ© contre lui – y compris son commandant. Azria prĂ©tend qu’il sentait une menace immĂ©diate sur les lieux de l’attaque terroriste et avait entendu des gens crier sur la prĂ©sence d’une bombe et a agi pour sauver des vies.
Libman a tĂ©moignĂ© que les vĂŞtements du terroriste avait Ă©tĂ© suspect et les craintes qu’il pourrait ĂŞtre armĂ© d’un gilet d’explosifs soulevĂ©e. Cela contredit directement le tĂ©moignage antĂ©rieur donnĂ© par le commandant de Azria, Maj. Tom Naaman, qui avait dit que le vĂŞtement n’Ă©tait «pas suspect. »




