Le premier vol de sauvetage de Dubaï a atterri en Israël, les passagers ont été emmenés dans des hôtels accompagnés de la police.
Des dizaines de passagers sont rentrĂ©s en IsraĂ«l dans l’après-midi sur le vol de sauvetage de DubaĂŻ, environ deux semaines et demie après la fermeture du ciel. Après l’atterrissage, ils ont Ă©tĂ© conduits dans un hotel corona accompagnĂ©s de vĂ©hicules de police : « Comme dans le film de Pablo Escobar ».
Le vol de sauvetage d’El Al Ă destination de DubaĂŻ a atterri Ă l’aĂ©roport Ben Gourion mercredi après-midi, avec des dizaines d’IsraĂ©liens bloquĂ©s aux Émirats arabes unis avec la fermeture de l’État d’IsraĂ«l il y a deux semaines et demie. Avant de monter Ă bord de l’avion, les passagers devaient prĂ©senter un permis du ComitĂ© des exceptions pour retourner en IsraĂ«l, prĂ©senter des tests corona nĂ©gatifs ainsi qu’une dĂ©claration de santĂ© dans laquelle ils s’engagent Ă rester en isolement dans un motel Ă l’atterrissage en IsraĂ«l si nĂ©cessaire.
Oren Edri, qui est revenu sur un vol de DubaĂŻ vers un motel, a protestĂ© qu’il avait Ă©tĂ© emmenĂ© par escorte policière dans un bus fermĂ©. «Nous Ă©tions assis l’un Ă cĂ´tĂ© de l’autre, dans un bus sans fenĂŞtres. L’escorte policière d’une camionnette avant est comme un film sur les barons de la drogue El Chapo ou Pablo Escobar. L’hallucination. Tout ce voyage ne rĂ©pondait Ă aucune norme de santĂ©, et seul le conducteur avait une sĂ©paration en nylon », a-t-il rĂ©pĂ©tĂ© lors d’une conversation avec Ynet.
D’autres passagers de l’avion ont affirmĂ© qu’il y avait des IsraĂ©liens qui n’avaient pas Ă©tĂ© autorisĂ©s Ă monter dans l’avion parce qu’ils n’avaient pas reçu l’approbation du ComitĂ© des exceptions alors qu’ils avaient dĂ©collĂ© d’IsraĂ«l avant l’entrĂ©e des restrictions le 25 janvier. « Nous sommes restĂ©s coincĂ©s Ă DubaĂŻ pendant plus de deux semaines et avons payĂ© des milliers de shekels supplĂ©mentaires au-delĂ du voyage initial. On a l’impression que le pays se tire une balle dans le pied et court ensuite », a dĂ©clarĂ© Edri.
Lehi Ziv, qui a Ă©galement atterri Ă l’aĂ©roport Ben Gourion, a sorti son passeport israĂ©lien de sa poche et l’a qualifiĂ© de « papier toilette ».  » Un avion de sauvetage aux frais de l’Etat, mais nous n’avons pas besoin de leurs faveurs. Ils doivent nous donner le droit d’entrer et de revenir sur le pays comme le dit la loi. Après avoir envoyĂ© l’avion de El Al, ils ont mis sur pied un comitĂ© de sĂ©lection pour nous, pas un comitĂ© des exceptions. Comme ma grand-mère qui est une rescapĂ©e de la Shoah, ils m’ont donnĂ© un numĂ©ro et on m’a donnĂ© un badge sur ma main pour que je puisse laisser le terminal libre ? RĂ©veillez-vous. Pensez-vous maintenant Ă faire des tests ? Qu’il (Netanyahu) rentre chez lui. «Â
Maths Korman, qui est Ă©galement revenu sur le vol de sauvetage, a dĂ©clarĂ© que le processus Ă©tait rapide, mais qu’il y avait un retard pour les personnes qui ont dĂ©jĂ attrapĂ© le corona qui ont dĂ» attendre près d’une heure pour pouvoir rentrer chez eux sans avoir besoin de s’isoler. « C’Ă©tait plutĂ´t simple, mais il a fallu du temps aux gens pour obtenir le bracelet », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Finalement, tous ceux qui Ă©taient Ă©ligibles Ă une exemption de l’isolement cellulaire sont rentrĂ©s chez eux et les autres emmenĂ©s dans un motel. »
Pour rappel, la mutation africaine vient principalement de ces touristes en mal de vacances pendant une pandĂ©mie qui a causĂ© de nombreux morts au mois de janvier et un nouveau confinement dans le pays. Aujourd’hui, IsraĂ«l a dĂ©cidĂ© de mettre de cotĂ© la diplomatie avec les pays arabes et mettre en avant la santĂ© des civils israĂ©liens. MĂŞme si c’est le Premier ministre et l’ancien prĂ©sident amĂ©ricain sont ceux qui ont permis Ă ces nombreux israĂ©liens de se rendre Ă DubaĂŻ, l’actuel gouvernement sait faire la diffĂ©rence entre stopper le tourisme et le reprendre selon les normes sanitaires du pays.
La majoritĂ© de la population suit et comprend ses consignes, seuls quelques israĂ©liens qui n’ont pas encore compris la gravitĂ© de la situation devront prendre conscience de cette rĂ©alitĂ© dans un motel corona, c’est aussi un moyen pour eux de continuer les vacances… mais en IsraĂ«l.





