Coup de gueule | Pourquoi il est INTERDIT de parler mal de notre armĂ©e ! Nos ennemis en ressortent glorieux ! – Par Sabrina Netivot

Notre armĂ©e et la plus belle, mais aussi celle qui a également subi de grandes Ă©preuves depuis notre indĂ©pendance, nos jeunes ne vivent pas comme ceux de France, ou d’autres pays oĂą ils donnent entre 2 et 3 ans de leur vie pour notre sĂ©curitĂ©.

Une armĂ©e, reste une armĂ©e, avec ses difficultĂ©s. Une armĂ©e, n’est pas un centre aĂ©rĂ©, ni le club med, c’est un endroit qui vous apprend Ă  tuer et vous dĂ©fendre en cas de guerre.

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Il est impossible de former un soldat dans du coton, il doit passer par des difficultĂ©s pour se renforcer et sĂ©curiser son groupe, il doit ĂŞtre sur-entraĂ®nĂ©, pour ne pas tomber face Ă  l’ennemi qui nous encercle dans le pays.

Oui, il est vrai, ils ont 18 ans, et c’est peut ĂŞtre le seul dĂ©tail que l’on pourrait « reprocher  » Ă  l’armĂ©e, mais le prix de la vie dans ce pays n’a pas de limite d’âge.

Alors, mon message est le suivant, si vous entendez des associations qui ont les moyens mirobolants de faire des publicitĂ©s Ă©normes avec vos dons, et vous affirment que nos soldats manquent de tout, dites leur tout simplement qu’ils ne sont que des voyous !

Oui, je sais ce que vous pensez, comment peut elle ĂŞtre objective si elle mĂŞme s’occupe de la Roulotte du Hayal ?

Et bien car je connais assez bien le sujet pour me mettre en colère quand je lis dans des magazines en langue francaise distribuĂ©e en IsraĂ«l que nos soldats ne sont pas nourris et habillĂ©s correctement, qu’ils ne sont pas aidĂ©s lorsqu’ils viennent de famille orthodoxes, qu’ils ne sont pas assistĂ©s après l’armĂ©e… et j’en passe. Ces associations vous font croire qu’ils achètent de l’armement, et viendront un jour vous dire qu’ils sont propriĂ©taires de chars chez Tsahal ! On ne peut pas « aider » Tsahal en crachant sur l’armĂ©e pour de nombreuses raisons !

  • C’est malhonnĂŞte et c’est faux, une armĂ©e, reste une armĂ©e pas un centre de vacances et les soldats mangent comme dans une cantine, ce n’est pas non plus un restaurant. Il peut avoir des cas isolĂ©s de problèmes pour certains soldats, mais ce n’est pas une gĂ©nĂ©ralitĂ©.
  • C’est interdit, car c’est un peu parler mal d’un hĂ´pital afin de rĂ©colter des dons pour les enfants cancĂ©reux qui seraient « mal soignĂ©s », cela ne vous choquerait pas ? Et bien c’est aussi ce qui se passe avec certaines associations voyous !
  • Vous soutenez sans le vouloir, nos ennemis et pas les plus innocents, mais les plus dangereux . Parler mal de notre armĂ©e c’est aussi la fragiliser, notre armĂ©e va bien, et ne donner pas Ă  Nassralah et tous les autres des raisons de nous faire tomber ou de dĂ©clencher une guerre ! Ne donnez pas Ă  nos enfants, ce manque d’assurance, car IsraĂ«l est un pays fort.

Cela vous semble fou, mais je voudrais vous faire part de ce discours qui a Ă©té prononcĂ© pour marquer la fin de la fĂŞte musulmane de « l’AĂŻd al-Adha »  (fĂŞte du sacrifice), par le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Hezbollah chiite libanais, un groupe terroriste, le cheikh Hassan Nasrallah.

Il fait simplement le mĂŞme discours que ces gens qui parlent de l’armĂ©e comme d’une motte de foin au bord du feu… et qui veulent nous faire croire que les dons irons chez nos enfants !

Il a dĂ©clarĂ© que  » les rapports d’IsraĂ«l donnent Ă  penser que la principale difficultĂ© des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes (FDI) sont ses ressources humaines. « 

Voici une partie de son discours traduit en français :

 » Les dirigeants israĂ©liens savent qu’il est difficile de convaincre les gens qu’ils enrĂ´lent dans des unitĂ©s de combat d’Ă©lite et les unitĂ©s ; et tous prĂ©fèrent servir dans les autres unitĂ©s. Ils ne souhaitent pas se sacrifier et n’ont pas de motivation pour mettre en danger leur vie « , a dĂ©clarĂ© le chef du Hezbollah dans une Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e de sa cachette.

Nasrallah soutient que «  de plus en plus de soldats cherchent à se retirer du service à cause de problèmes de santé mentale et autres. « 

Toujours selon Nassralah,  » les mĂ©dias israĂ©liens (qui sont aussi la cause de cette vague de diffamation), ont affirmĂ© qu’en 2017, plus de 44 000 soldats ont rencontrĂ© des officiers militaires chargĂ©s de la santĂ© mentale, contre 39 000 en 2003. Les soldats recherchent leur commoditĂ© et la possibilitĂ© de gagner de l’argent. « 

La conclusion, selon Nasrallah, est que « cette armĂ©e n’est pas construite pour une autre guerre ; malgrĂ© le fait que depuis 2006, ils ont reçu beaucoup d’avions et ont considĂ©rablement amĂ©liorĂ© la technologie militaire. Nous le savons et nous le surveillons. « 

« Cependant, l’armĂ©e israĂ©lienne n’a pas pu se remettre de sa  » crise de confiance « et a Ă©liminĂ© le sentiment de dĂ©faite et de dĂ©fiance entre les commandants et les soldats », a poursuivi Nasrallah. « Notre peuple, contrairement aux IsraĂ©liens, est prĂŞt Ă  sortir et Ă  se battre, Ă  mourir et Ă  se sacrifier pour ses maisons et ses villages. Ils attendent juste l’ordre. « 

« Ils disent que nous sommes une mafia, des trafiquants de drogue, des blanchisseurs d’argent et que nous sommes une organisation terroriste, tous ces mensonges. Ils n’ont pas rĂ©ussi Ă  miner la confiance de nos concitoyens en nous, dans notre environnement domestique. Il n’y a pas de solution militaire au Hezbollah. Qui ose se battre contre nous ? IsraĂ«l va-t-il se battre contre nous ? Ils courent un risque, ils craignent les consĂ©quences d’une guerre. Trump, va-t-il se battre contre nous ? Ils ne le feront pas, ils enverront d’autres combattre Ă  leur place « , a ajoutĂ© le chef du groupe terroriste.

En conclusion, chers amis, restons solidaires, personne n’a le monopole de la gĂ©nĂ©rositĂ© et vous ĂŞtes tous invitĂ©s Ă  soutenir nos soldats, mais n’oubliez pas ce conseil : Il y a une grande diffĂ©rence entre « DÉFENDRE » l’armĂ©e et « AIDER » l’armĂ©e, car ce dernier terme n’est pas le plus appropriĂ©. « Soutenir et montrer notre solidarité » serait selon moi, plus correct. Ce sont justes des mots, soit, mais les mots (dans le bien, comme le mal) ont une force dont vous ne pouvez imaginer.

Sabrina Netivot.