Le groupe terroriste Hamas reproche Ă l’AutoritĂ© palestinienne de ne pas avoir levĂ© les sanctions contre l’enclave cĂ´tière de la bande de Gaza, ce qui a conduit Ă une crise humanitaire selon le Times Of Israel.
Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, a averti lundi que la bande de Gaza Ă©tait sur le point « d’exploser » en raison de la poursuite de la lutte pour le pouvoir en Palestine entre son groupe et l’AutoritĂ© palestinienne.
Tout le monde « se rend compte que la bande de Gaza est sur un volcan » a prĂ©venu Haniyeh en s’adressant aux journalistes dans la ville de Gaza.
« Personne ne sait quelles seront les consĂ©quences de l’explosion ou de son impact sur la rĂ©gion » a-t-il dĂ©clarĂ©.
Le groupe terroriste Hamas, dirigeant de facto de Gaza et d’autres voix ont mis en garde contre une crise humanitaire imminente dans la bande, aggravĂ©e par les sanctions imposĂ©es Ă l’enclave cĂ´tière par le prĂ©sident de l’AP, Mahmoud Abbas.
L’annĂ©e dernière, Abbas avait annoncĂ© une sĂ©rie de sanctions dans l’espoir de saper le pouvoir du Hamas sur l’enclave cĂ´tière.
Les sanctions comprenaient, entre autres, la suspension des paiements pour l’Ă©lectricitĂ© fournie par IsraĂ«l Ă la bande de Gaza, la retraite anticipĂ©e et forcĂ©e de milliers de fonctionnaires de l’AP et l’arrĂŞt des paiements d’aide sociale Ă des centaines de familles.
Le Hamas a dĂ©clarĂ© lundi que le refus de l’AP de lever les sanctions montre qu’elle n’est pas prĂŞte Ă mettre fin au dĂ©saccord entre son groupe et la faction du Fatah d’Abbas.
« L’AP et son gouvernement, dirigĂ© par Rami Hamdallah, n’ont pas dĂ©cider de s’engager sur la voie de l’unitĂ© nationale » a dĂ©clarĂ© le porte-parole du Hamas Hazem Qassem.
« Les sanctions demeurent, a-t-il ajouté, et cela prouve que la direction du Fatah mise sur la logique de singularité dans la prise de décision et exclut la logique du partenariat. »
L’accusation du Hamas est tombĂ©e en plein milieu des efforts continus de l’Égypte pour mettre fin au diffĂ©rend entre le groupe terroriste et le Fatah.
Le mois dernier, une dĂ©lĂ©gation du Hamas, dirigĂ©e par Ismail Haniyeh, a passĂ© trois semaines au Caire pour tenter de rĂ©soudre la crise et d’ouvrir la voie Ă la mise en Ĺ“uvre de l’accord de « rĂ©conciliation » signĂ© en novembre 2017.
De hauts responsables Ă©gyptiens de la sĂ©curitĂ© ont tenu des rĂ©unions Ă Gaza la semaine dernière avec des reprĂ©sentants du Hamas et d’autres groupes palestiniens au sujet de la crise en cours.
Cependant, lundi, il est devenu évident que les Égyptiens ont échoué à faire faire des progrès significatifs aux deux partis.
Haniyeh a indiquĂ© que la visite de la dĂ©lĂ©gation du Hamas au Caire a amĂ©liorĂ© les relations bilatĂ©rales entre les deux parties. « Nous avons surmontĂ© la crise de confiance » a-t-il ajoutĂ©. « Nous sommes en train de construire une confiance forte avec l’Égypte. »
Haniyeh a affirmĂ© que les Égyptiens avaient exprimĂ© qu’ils apprĂ©ciaient les efforts du Hamas pour sĂ©curiser la frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte. « Les Égyptiens, a-t-il dit, ont Ă©galement fait preuve de comprĂ©hension pour la « grave crise humanitaire » dans la bande de Gaza » et se sont dĂ©clarĂ©s prĂŞts Ă assouplir les restrictions, y compris la rĂ©ouverture du poste frontalier de Rafah.
Le dirigeant du Hamas a exprimĂ© l’espoir qu’Abbas et la direction de l’AP auraient assez de « courage » pour prendre de vraies dĂ©cisions afin de mettre fin Ă leur diffĂ©rend.
« Le Hamas, a-t-il dit, a fait tout son possible pour supprimer les obstacles qui entravent la mise en Ĺ“uvre de l’accord de « rĂ©conciliation ». »
Un autre haut responsable du Hamas, Khalil al Hayeh, a dĂ©clarĂ© que les responsables du Hamas s’Ă©taient entretenus la semaine dernière avec Nickolay Mladenov, le coordonnateur spĂ©cial des Nations Unies dans le cadre du processus de paix au Moyen-Orient, pour discuter de la situation dans la bande de Gaza.
Hayeh a dĂ©clarĂ© que le Hamas a demandĂ© lors de la rĂ©union que l’ONU se joigne aux efforts Ă©gyptiens pour mettre en Ĺ“uvre l’accord de « rĂ©conciliation ». Il n’a pas dit si l’envoyĂ© de l’ONU avait acceptĂ© l’offre.
« Le processus de « rĂ©conciliation » progresse lentement mais ce qui est nĂ©cessaire, c’est une dĂ©cision politique pour rĂ©aliser une percĂ©e » a dĂ©clarĂ© Hayeh.






