Des images satellites après l’explosion de Beyrouth montrent un Ă©norme cratère

Des images satellites publiĂ©es mercredi du Cnes 2020, ont montrĂ© l’impact de l’explosion de la veille. Sur les images, on remarque qu’une partie importante du port oĂą l’entrepĂ´t a explosĂ©, contenant 2750 tonnes d’un ingrĂ©dient d’engrais volatil et de nitrate d’ammonium, manquait.

L’explosion dans la capitale libanaise a dĂ©vastĂ© des quartiers entiers de la ville, tuant plus de 135 personnes, en blessant des milliers et plongeant le Liban dans une crise profonde.

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Le gouvernement libanais a dĂ©clarĂ© mercredi qu’il souhaitait que des responsables soient placĂ©s en rĂ©sidence surveillĂ©e pour l’explosion catastrophique de Beyrouth, alors qu’il annonçait l’Ă©tat d’urgence de deux semaines dans la capitale.

 

Les enquĂŞteurs ont commencĂ© aujourd’hui Ă  fouiller l’Ă©pave du port de Beyrouth Ă  la recherche d’indices sur la cause de l’explosion, et le gouvernement a ordonnĂ© aux responsables du port d’ĂŞtre assignĂ©s Ă  rĂ©sidence au milieu des spĂ©culations selon lesquelles la nĂ©gligence Ă©tait Ă  blâmer.

L’enquĂŞte se concentre sur la façon dont 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, un produit chimique hautement explosif utilisĂ© dans les engrais, ont Ă©tĂ© stockĂ©es dans l’installation pendant six ans, et pourquoi rien n’a Ă©tĂ© fait Ă  ce sujet.

 

Les vols d’aide internationaux ont commencĂ© Ă  arriver alors que les dirigeants libanais luttaient pour faire face aux consĂ©quences dĂ©sastreuses de l’explosion d’hier, paralysĂ©s par une crise Ă©conomique et confrontĂ©s Ă  un public qui attribue la catastrophe Ă  une mauvaise gestion chronique et Ă  la corruption de l’Ă©lite dirigeante.

L’explosion du port a tuĂ© au moins 135 personnes et en a blessĂ© environ 5 000, a dĂ©clarĂ© le ministre de la SantĂ©, Hamad Hassan.

(Hussein Malla / AP)

Les hĂ´pitaux ont Ă©tĂ© dĂ©bordĂ©s, dont l’un a Ă©tĂ© endommagĂ© par l’explosion a dĂ» Ă©vacuer tous ses patients vers un champ voisin pour traitement.

Des bâtiments ont Ă©tĂ© endommagĂ©s Ă  des kilomètres Ă  la ronde de la ville et le gouverneur de Beyrouth a dĂ©clarĂ© aujourd’hui que des centaines de milliers de personnes ne pourront pas rentrer chez elles avant deux Ă  trois mois.

Ce fut la pire et la plus destructrice des explosions qui ait frappĂ© le Liban dans une histoire remplie de destructions, d’une guerre civile de 1975 Ă  1990, de conflits avec IsraĂ«l et d’attaques terroristes pĂ©riodiques.